En Afrique du Sud, les principaux syndicats ont exhorté mercredi les travailleurs à ne pas participer aux manifestations anti-immigrés qui secouent le pays. Ils ont averti que les travailleurs pourraient faire face à des conséquences s’ils ne se présentaient pas au travail pour y assister.
L’Afrique du Sud est en proie à des tensions croissantes à l’approche du 30 juin, date limite fixée par des groupes anti-immigrés pour que tous les étrangers en situation irrégulière quittent le pays. Quatre syndicats majeurs, dont le Congrès des syndicats sud-africains (COSATU), qui représente environ 2 millions de personnes, ont publié un communiqué soulignant que les travailleurs ne seraient pas protégés s’ils ne se rendaient pas au travail le 30 juin.
Les syndicats ont insisté sur l’importance pour les travailleurs de se présenter à leur poste et d’éviter de mettre leur emploi en danger. Leur appel s’aligne sur celui du président Cyril Ramaphosa, qui a exhorté mardi à ne pas faire des migrants des boucs émissaires des problèmes de l’Afrique du Sud.
L’Afrique du Sud attire un nombre important de travailleurs étrangers, ce qui contribue à la diversité du marché du travail du pays. Cependant, les tensions autour de l’immigration ont conduit à des manifestations et à des appels à l’expulsion des étrangers en situation irrégulière.
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