Hadia Bah, alias Hadya Monéné Fodé ou Bandirou, et les créateurs de contenu SoprAlpha et Saad sont poursuivis pour diffamation, proxénétisme et complicité, atteinte à l’ordre public et à la dignité des individus par le biais d’un système informatique. Lors de l’audience correctionnelle du mercredi 17 juin 2026, le représentant du ministère public a requis des peines de prison avec sursis à leur encontre. Le procureur de la République près le tribunal de Dixinn a demandé deux ans de sursis pour « Bandirou » et un an de sursis pour SoprAlpha et Saad. Il a également requis des amendes lourdes : 25 millions GNF pour Hadia Bah et 15 millions GNF chacun pour les deux autres prévenus. La partie civile, quant à elle, ne réclame que le franc symbolique.
L’avocat de la partie civile a été le premier à plaider. Il a demandé que les trois prévenus soient maintenus en détention provisoire, mais n’a réclamé qu’un franc symbolique. Il a également demandé au tribunal qu’un contenu soit produit et diffusé afin de laver l’honneur de son client, propriétaire du bar « Belingam ».
« Elle a osé dire que le lieu est un lieu de prostitution. Mais ici, Hadia s’est ravisée. Elle a dit que c’était un dérapage. Mais, la dignité de mon client a été atteinte. Mon client s’est constitué partie civile pour obtenir des réparations. Nous demandons que madame Hadiatou soit retenue dans les liens de la diffamation. Pour l’action pécuniaire, nous demandons un franc guinéen puisque nous n’avons pas initié cette procédure pour nous enrichir. Pour les autres, je les appellerai créateurs de contenus, et pas journalistes, puisque les journalistes ont une éthique et une déontologie. Ce sont eux qui ont envenimé cette affaire. Puisque ce sont eux qui ont diffusé cette vidéo, qu’ils soient retenus dans les liens de la prévention et, sur l’action pécuniaire, qu’il soit également condamné au franc symbolique », a déclaré l’avocat.
Lors de ses réquisitions, le représentant du ministère public a demandé la mise en détention de Hadiatou en raison des liens de la culpabilité pour les faits de proxénétisme et de complicité de diffusion. Concernant la peine, il a requis deux ans de prison avec sursis et le paiement d’une amende de 25 millions de francs guinéens. Il a également demandé le maintien des deux autres prévenus dans les liens de la prévention, avec une condamnation à un an de prison avec sursis et une amende de 15 millions de francs guinéens chacun. En outre, il a requis que les peines complémentaires incluent le retrait du contenu mis en cause et l’interdiction de toute publication sur les réseaux sociaux pendant six mois.
L’affaire a été renvoyée au 1er juillet pour la suite des plaidoiries de la défense. En attendant, Hadiatou, alias Bandirou, et ses co-prévenus retournent à la maison centrale de Conakry, où ils sont détenus depuis le 19 mai 2026.
Al Hassan
