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Stabilité économique : vers un partenariat renforcé entre la BCRG et la Charmbre des mines

Dans un contexte où la fiabilité des données économiques et la stabilité du franc guinéen sont au cœur des priorités nationales, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a tenu une rencontre stratégique avec la Chambre des Mines de Guinée, en présence de ses principaux membres, le mercredi 6 août 2025 au siège de l’Institution monétaire. Présidée par le 1er Vice-Gouverneur, El Hadj Mohamed Lamine CONTÉ, entouré de ses cadres, cette rencontre avait pour objectif d’échanger avec les membres de la Chambre des Mines de Guinée, sur l’amélioration de la qualité des données du secteur extérieur, notamment les flux d’importations et d’exportations miniers, qui représentent la colonne vertébrale des recettes en devises du pays.

Un secteur clé, mais une contribution statistique insuffisante

Malgré son importance, le secteur minier affiche un taux de réponse aux enquêtes statistiques inquiétant : seulement 6 entreprises sur 29 interrogées transmettent régulièrement leurs données à la BCRG.

Ce déficit compromet la compilation fiable de la balance des paiements et de la Position Extérieure Globale, deux indicateurs essentiels pour l’élaboration des politiques économiques, la notation souveraine du pays par des agences internationales, et un éventuel accès futur au marché international des capitaux.

Le Premier Vice-Gouverneur, El Hadj Mohamed Lamine CONTÉ, a souligné que fournir des données statistiques est une obligation légale, inscrite dans la Loi sur les statistiques.

Rapatriement des recettes : un enjeu de stabilité monétaire

Un autre point central de la discussion a porté sur le rapatriement des recettes d’exportation.

À ce jour, seulement une dizaine de sociétés rapatrient effectivement leurs recettes, et parmi elles, quelques-unes dépassent un taux de 50 %. Or, le non-respect de cette obligation affaiblit la stabilité de la monnaie nationale et compromet la constitution des réserves de change, essentielles pour faire face aux chocs économiques.

La BCRG a rappelé que cette exigence s’inscrit dans une instruction présidentielle et une réglementation nationale contraignante, dont le non-respect peut exposer les entreprises et leurs banques à des sanctions.

Un dialogue constructif pour une collaboration durable

Les représentants des sociétés minières ont reconnu leur volonté de se conformer, tout en évoquant des contraintes contractuelles liées à des projets bilatéraux et au remboursement d’investissements initiaux.

La Chambre des Mines a également soulevé le problème de la multiplicité des demandes émanant de différentes institutions, proposant la mise en place d’un système unique de collecte des données pour éviter la duplication des efforts.

En réponse, la BCRG a affirmé sa disponibilité à accompagner les entreprises dans le renforcement de leurs capacités en matière de collecte et de transmission des données et à poursuivre ses efforts de sensibilisation et d’accompagnement technique.

La Chambre des Mines, pour sa part, a tenu à rassurer les Autorités de la BCRG de leur engagement à relayer les exigences réglementaires auprès de ses membres et à promouvoir le respect des obligations statistiques et de rapatriement des devises.

Tout en saluant cet engagement, le 1er Vice-Gouverneur a tenu à préciser que « ce n’est pas une affaire administrative, c’est une question de souveraineté économique ». Il poursuivra en indiquant que la transparence des flux miniers, le rapatriement des devises et la fiabilité des données ne sont pas des formalités : ils sont au cœur de la stabilité monétaire, de la crédibilité du pays et de sa capacité à attirer des investissements durables

Un cadre d’échange régulier sera instauré pour anticiper les difficultés et assurer une meilleure fluidité de l’information.

La Cellule de Communication