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Mines : le gouvernement guinéen et GAC trouvent un terrain d’entente autour de leur différend

La République de Guinée et la société Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale du groupe Emirates Global Aluminium (EGA), ont trouvé un terrain d’entente pour mettre fin à leurs différends.  Cet accord, négocié sous la houlette du Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris en exercice, marque une avancée significative dans un dossier qui cristallisait les tensions depuis plusieurs mois.

 

L’accord vise à clore définitivement les litiges nés de la cessation des activités de GAC en Guinée et de l’interruption de l’approvisionnement en bauxite du groupe EGA. Il couvre également tout différend lié à la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG).

 

Selon les termes de l’accord, soumis à certaines conditions, l’État guinéen versera un montant forfaitaire à GAC. En contrepartie, les actifs de GAC seront transférés à Nimba Mining Company (NMC), qui relancera l’exploitation du projet bauxitique de Sangarédi.

 

“Les termes de l’accord, qui reste soumis à certaines conditions, prévoient, d’une part, le versement par la République de Guinée d’un montant forfaitaire GAC, en contrepartie notamment du transfert de ses actifs à Nimba Mining Company (NMC) en vue de l’exploitation du projet bauxitique de Sangarédi, et, d’autre part, la reconduction des accords d’approvisionnement en bauxite entre CBG et le groupe EGA selon des conditions commerciales mutuellement avantageuses”, lit-on dans un communiqué du comité stratégique de Simandou.

 

Les accords d’approvisionnement en bauxite entre la CBG et le groupe EGA seront reconduits, selon des conditions commerciales mutuellement avantageuses, comme l’a confirmé la même source.

 

Sous l’égide du Comité stratégique de Simandou, cet accord marque une étape importante dans la normalisation et la consolidation des relations économiques entre l’État guinéen et ses partenaires industriels. Il pourrait également rassurer les investisseurs, dans un contexte où les autorités cherchent à restructurer et à optimiser la gouvernance du secteur minier.

 

Ce compromis ouvre la voie à une nouvelle phase de coopération, notamment autour des projets structurants du pays, dont Simandou, l’un des plus importants gisements de fer au monde.