Sept anciens administrateurs territoriaux de la Région de Siguiri ont été placés sous mandat de dépôt mercredi 4 novembre 2026. Ils sont poursuivis devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour des faits présumés d’atteinte à l’environnement, notamment la dégradation des terres et la prolifération de l’orpaillage clandestin dans cette région de la Haute-Guinée.
Ces anciens responsables territoriaux devront répondre de leur gestion administrative face aux conséquences environnementales observées à Siguiri. Cette procédure judiciaire fait suite à leur radiation des effectifs de la fonction publique et de l’armée.
Les sept anciens administrateurs concernés sont :
* Colonel Fayimba Mara, ancien préfet de Siguiri
* Sous-lieutenant Ibrahima 2 Camara, ancien préfet par intérim de Doko
* Lieutenant-colonel Pépé Doualamou, ancien sous-préfet de Bankon
* Lieutenant Moussa Oularé, ancien sous-préfet de Franwalia
* Sous-lieutenant Roger Lamah, ancien sous-préfet de Kourémali
* Lieutenant-colonel Moussa Diakité, ancien sous-préfet de Fidako
* Lieutenant-colonel Richard Yaradouno, ancien sous-préfet de Naboun
Cette procédure s’inscrit dans le cadre de la lutte menée par les autorités guinéennes contre l’orpaillage clandestin et ses impacts environnementaux. À Siguiri, l’exploitation aurifère, notamment artisanale et semi-artisanale, est régulièrement accusée de dégrader les terres cultivables, les cours d’eau et les écosystèmes.
Les anciens responsables territoriaux devront s’expliquer devant la justice sur les circonstances ayant conduit à cette situation et sur leur rôle dans la gestion des activités minières clandestines dans leurs zones respectives.
Le placement sous mandat de dépôt marque une étape importante dans cette affaire, soulignant la volonté des autorités de responsabiliser les responsables administratifs en matière de protection de l’environnement. Il est important de rappeler que les faits reprochés aux sept anciens administrateurs restent à établir devant la juridiction compétente et qu’ils bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive.
Al Hassan
