À seulement un mois de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Seniors Dames, le handball féminin en Guinée traverse une situation critique qui menace sa participation et son avenir.

Depuis juin, les joueuses locales sont privées d’infrastructures d’entraînement. Leur championnat national, pourtant prévu et financé par la Fédération Guinéenne de Handball (FEGUIHAND), n’a pas pu se tenir. Une première dans l’histoire récente de la discipline.
Pendant plus de dix ans, Conakry a toujours accueilli les regroupements des équipes nationales avant les compétitions africaines et mondiales. Cette année, cette préparation traditionnelle est impossible : la seule salle existante a été démolie il y a quatre mois et aucun projet de reconstruction n’a été lancé.
La situation est d’autant plus paradoxale que la FEGUIHAND est la seule fédération sportive du pays à investir ses propres fonds, à hauteur de plusieurs milliards de francs guinéens, dans la construction de ses infrastructures.
Malgré l’absence de primes et des conditions précaires, les joueuses guinéennes ont réussi à se qualifier pour la CAN grâce à leur détermination et à de lourds sacrifices. Mais sans compétitions ni entraînements adaptés, ces talents locaux risquent aujourd’hui de voir leurs efforts réduits à néant.
Djibril Firawa Touré appelle à des actions concrètes et immédiates : il est urgent de sauver une discipline bâtie grâce à l’engagement du bureau exécutif dirigé par le Général Paye Camara et au dévouement de tous ses acteurs. Les promesses ne suffisent plus, le handball guinéen réclame ses droits et la reconnaissance de ses sacrifices.
Al DJIGUÉ
