La région de Labé est paralysée depuis plusieurs jours par une grève des chauffeurs et transporteurs, perturbant la circulation sur différents axes et affectant gravement les activités économiques et sociales. Face à cette situation, les autorités régionales ont convoqué les responsables syndicaux pour obtenir des explications et exiger la reprise immédiate du trafic.
Une circulation au ralenti
Les routes reliant Labé à Conakry et à certaines zones frontalières sont particulièrement touchées, obligeant de nombreux voyageurs à interrompre ou retarder leurs déplacements. Cette perturbation a notamment affecté des candidats venus de Lélouma pour participer à un concours militaire, nécessitant l’intervention urgente des autorités pour leur trouver des véhicules.
Des autorités surprises par le mouvement
Selon Siné Magassabou, directeur de cabinet du gouverneur, la grève a été déclenchée sans préavis. « Nous avons constaté l’existence d’une grève dans notre zone sans avoir été informés, ce qui n’est pas bon pour la collaboration », a-t-il déploré. Les autorités regrettent que le gouvernorat n’ait pas été saisi avant le lancement du mouvement, alors même que des démarches avaient été entreprises auprès de la gendarmerie et de la douane.
Les revendications des transporteurs
Les syndicats justifient la grève par les nombreuses tracasseries routières, les barrages et contrôles répétés sur plusieurs axes, que plus de 150 chauffeurs ont dénoncés auprès de leurs représentants. Ils ont présenté leurs excuses aux autorités pour n’avoir pas communiqué en amont et ont indiqué qu’une médiation est en cours à Conakry pour obtenir des solutions.
Une extension inquiétante
Le mouvement dépasse désormais Labé et s’est propagé vers Kindia, Mamou, Dalaba et Pita, menaçant la mobilité des personnes et l’économie régionale. Le gouvernorat, inquiet de cette paralysie, a exigé la reprise des activités de transport tout en promettant de transmettre les revendications aux autorités nationales.
« La grève ne veut pas dire pagaille »
Les autorités rappellent que le droit de grève ne doit pas entraver la liberté de circulation des autres citoyens. « Quand on est en grève, on peut rester chez soi, mais on ne doit pas empêcher les autres de travailler », a martelé Siné Magassabou.
Le gouvernorat mise désormais sur le dialogue pour désamorcer la crise, tout en prévenant que de tels mouvements ne pourront plus se reproduire sans concertation préalable. L’objectif est de trouver une solution durable aux difficultés des transporteurs, sans plonger à nouveau la région dans une paralysie totale.
Avec Infosbruts
