À Conakry, Seydouba Soumah et Ibrahima Camara sont jugés pour « tentative de trouble à l’ordre public ». Leur procès s’est ouvert le 9 septembre 2026 devant le tribunal de première instance de Kaloum. Ils sont accusés d’avoir tenu, dans un taxi, des propos évoquant un possible « affrontement » en Guinée entre octobre et novembre. Les deux hommes contestent les faits.
L’affaire remonte à une conversation dans un taxi clandestin. Selon le témoignage d’un gendarme présent à bord, le chauffeur aurait évoqué un affrontement prévu entre octobre et novembre. Seydouba Soumah aurait confirmé avoir entendu la même information, expliquant qu’il cherchait de l’argent pour envoyer à sa mère en Côte d’Ivoire. Le gendarme, soucieux de la sécurité publique, a interpellé Seydouba Soumah à Lansanayah Barrage, tandis que le chauffeur prenait la fuite.
À la barre, Seydouba Soumah a nié les faits, affirmant que la conversation portait sur une déclaration du Premier ministre, Bah Oury, concernant la situation économique et les difficultés des citoyens. Il a déclaré ne pas avoir entendu les propos sur l’affrontement et a été arrêté à son arrivée à Lansanayah.
Ibrahima Camara, quant à lui, a déclaré ne pas comprendre sa présence au tribunal, affirmant ne pas avoir été dans le véhicule et avoir été interpellé pour des fins d’enquête.
Le procureur Issouf Fofana a insisté sur la gravité des propos, soulignant la nécessité d’enquêtes complémentaires pour identifier l’origine de l’information et le rôle de chacun. Il a demandé la recherche du chauffeur et de la personne présentée comme son « grand » travaillant au BATA. Le procureur a requis l’ouverture d’une information judiciaire, le maintien en détention de Seydouba Soumah et la libération d’Ibrahima Camara.
Le tribunal a accordé une liberté provisoire à Ibrahima Camara et a renvoyé l’affaire au 16 septembre 2026 pour les réquisitions et plaidoiries.
Al DJIGUÉ
