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Guinée : la HAC met France 24 en demeure suite à un qualificatif à l’égard du PR Mamadi Doumbouya

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a mis en demeure le média international France 24 suite à une édition d’information diffusée le mardi 15 septembre 2026.  Lors de cette émission, la chaîne aurait utilisé un qualificatif jugé inapproprié à l’égard du président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya.

 

Cette décision a été prise lors de la session ordinaire de la HAC tenue ce mercredi 16 septembre, après examen d’un rapport d’écoute et de monitoring relatif à l’édition d’information concernée.

 

L’autorité de régulation estime que France 24 a utilisé un terme « inapproprié » pour désigner le chef de l’État.  La HAC reproche également à la chaîne d’avoir ignoré la légitimité électorale du président guinéen, élu lors du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025 et investi le 17 janvier 2026.

 

Selon la HAC, cette présentation du chef de l’État constitue un manquement aux exigences d’exactitude, d’impartialité et d’équilibre dans le traitement de l’information.  L’autorité estime également que les propos diffusés portent atteinte à l’honneur des institutions républicaines et à la dignité du président de la République.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) s’appuie sur la Constitution, la loi organique relative à sa création, son organisation, ses attributions et son fonctionnement, la loi organique sur la liberté de la presse en République de Guinée, ainsi que le Code d’éthique et de déontologie du journalisme guinéen.

 

Rectifications exigées

 

La HAC exige de France 24 qu’elle cesse immédiatement d’utiliser des termes qu’elle juge inappropriés, dégradants ou attentatoires à la dignité des institutions guinéennes. La chaîne doit également se conformer aux règles d’éthique et de déontologie journalistiques.

 

De plus, la direction de France 24 est invitée à effectuer les « rectifications éditoriales nécessaires » sur l’ensemble de ses plateformes numériques.

 

La HAC prévient qu’en cas de non-respect de cette mise en demeure ou de récidive, elle se réserve le droit d’appliquer les sanctions prévues par la loi au média.

 

Signée à Conakry le 16 septembre 2026, cette décision prend effet dès sa signature et sera enregistrée puis publiée au Journal officiel de la République.

 

Cette mise en demeure intervient dans un contexte où les autorités guinéennes accordent une attention particulière au traitement médiatique des institutions et de l’actualité politique nationale.