Le gouvernement guinéen envisage une transformation majeure de la route nationale numéro 1 (RN1) Coyah-Kindia-Mamou en une autoroute moderne à 2×2 voies, avec la possibilité d’une extension ultérieure à 2×3 voies. Ce projet, qui constitue le Lot 01 du Corridor Sud, vise à relier Coyah à la frontière ivoirienne via Forécariah, Kindia, Mamou, Faranah, Kissidougou, Kérouané, Beyla et Sinko, sur une distance de 855 kilomètres. Guinea Developpement Board a récemment lancé un appel à manifestation d’intérêt pour la réalisation de cette infrastructure routière cruciale.
La transformation de l’axe Coyah-Kindia-Mamou est une réponse aux besoins croissants en matière de transport en Guinée. L’expansion urbaine de Conakry vers Coyah et Forécariah, associée à l’essor des activités minières dans les zones de Forécariah, Kindia et Beyla, devrait continuer à accroître la pression sur le réseau routier actuel.
Le Corridor Sud de la Guinée, en particulier la section Coyah–Kindia–Mamou (170 km), est un axe stratégique pour le développement économique, l’intégration nationale et régionale, la fluidité du trafic et la valorisation des ressources agricoles, minières et touristiques du pays. Sa réalisation en 2×2 voies est cruciale pour répondre à la croissance du trafic, réduire les embouteillages, améliorer la sécurité routière et soutenir les échanges commerciaux à l’échelle nationale et sous-régionale, comme l’a souligné le ministre des Infrastructures dans une note.
Ce projet d’autoroute vise notamment à réduire les temps de trajet et les coûts logistiques entre Conakry, Kindia, Mamou et les localités situées au-delà, tout en améliorant la sécurité des usagers. Il contribuera également à valoriser les ressources agricoles, minières et touristiques des régions traversées.
Ce projet vise à améliorer durablement la mobilité des personnes et des biens entre Conakry et les régions de Kindia, Mamou et au-delà. Il propose de créer une infrastructure routière moderne, sécurisée et conforme aux standards internationaux. L’objectif est de réduire les temps de parcours et les coûts logistiques sur l’axe Coyah-Mamou, de fluidifier le trafic et d’anticiper sa croissance, notamment en raison de l’expansion urbaine de Conakry vers Coyah et Forécariah, ainsi que du développement minier de Forécariah, Kindia et Beyla. Le projet vise également à renforcer l’intégration territoriale entre les grandes régions naturelles de la Guinée et à valoriser les potentialités agricoles, minières et touristiques du corridor. À terme, le Corridor Sud sera étendu jusqu’à la frontière ivoirienne (Odienné) afin de renforcer l’intégration régionale et les échanges sous-régionaux.
Pour la réalisation de cette infrastructure, qui s’inscrit dans la stratégie globale de développement portée par le programme Simandou 2040, le gouvernement souhaite recourir à des mécanismes innovants de financement, tels que les Partenariats public-privé (PPP), les systèmes de péage et les contrats de type EPC+Financement. L’objectif est de réduire la pression sur le budget de l’État, de limiter le recours à l’endettement public et d’accélérer la réalisation des grands projets structurants.
Le Lot 01 du Corridor Sud, long de 170 km, relie Coyah, Forécariah, Kindia, Mamou, Faranah, Kissidougou, Kérouané, Beyla, Sinko et Odienné (frontière Côte d’Ivoire). Ce nouveau tracé stratégique vise à fluidifier le trafic, à dynamiser les échanges économiques et à renforcer l’intégration territoriale entre les quatre grandes régions naturelles du pays.
Conçu selon des standards autoroutiers modernes, le futur axe Coyah-Kindia-Mamou comportera une chaussée de 2×2 voies, séparée par un terre-plein central de 12 mètres, pour une emprise globale de 100 mètres. La vitesse de référence est fixée à 130 km/h.
Chaque chaussée disposera de deux voies de 7,40 mètres, de bandes d’arrêt d’urgence de 2,5 mètres et de bandes dérasées de 0,5 mètre. Le terre-plein central a été dimensionné pour permettre, à terme, une évolution vers une configuration 2×3 voies, en fonction de l’évolution du trafic.
Le projet inclut également la construction d’échangeurs aux principales intersections, de postes de péage et de pesage automatisés, d’aires de repos, d’ouvrages hydrauliques et d’ouvrages d’art. Des dispositifs spécifiques de drainage, de signalisation et de sécurité routière seront également intégrés à l’infrastructure.
