Au siège de l’Institut national de recherche et d’action pédagogique (INRAP), le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a officiellement lancé, mercredi 13 mai 2026, les travaux de l’atelier préparatoire des examens nationaux, session 2025-2026.
Cette rencontre ambitieuse a rassemblé les directeurs préfectoraux et communaux de l’éducation, les inspecteurs régionaux et plusieurs cadres du système éducatif guinéen afin d’aborder les principaux enjeux liés à l’organisation des prochains examens nationaux.
Face aux préoccupations grandissantes concernant la fraude, la crédibilité des évaluations et la transparence du système éducatif, les autorités ont exprimé leur volonté de renforcer les mécanismes de contrôle et de sécurisation des examens. Lors de l’ouverture des travaux, Mamadi 49 Keita, directeur général du Service des examens et contrôles scolaires, a rappelé la mission essentielle de son institution : accompagner les élèves vers la réussite tout en garantissant l’équité des évaluations.
« Notre rôle n’est pas de faire échouer les élèves, mais de leur offrir une orientation plus efficace, un encadrement rigoureux et des évaluations justes afin de leur permettre de réussir aux examens nationaux. La planification, l’organisation des examens ainsi que la prise de décisions pertinentes reposent nécessairement sur des informations précises, transparentes et actualisées », a-t-il déclaré.
Lors de cet atelier, le responsable des examens scolaires a insisté sur l’importance de bâtir un système éducatif fondé sur des données fiables et des procédures transparentes. Le renforcement des dispositifs de lutte contre la fraude, devenue une préoccupation majeure des autorités éducatives, a été au cœur des annonces. Pour la session 2026, plusieurs mesures ont été dévoilées, notamment la sécurisation des sujets depuis leur impression jusqu’à leur distribution dans les centres d’examen, ainsi qu’un encadrement plus strict des surveillants, correcteurs et superviseurs.
« L’organisation des examens nationaux – session 2026 étant un défis majeur pour le département, nous mettrons un accent particulier sur : le respect strict des règlements généraux des examens; la sécurisation renforcée des sujets, de l’impression à la distribution; la sensibilisation et la responsabilisation des surveillants, correcteurs et superviseurs; l’amélioration des mécanismes de correction afin de garantir l’équité; le renforcement des dispositifs de lutte contre la fraude, notamment à travers l’utilisation d’outils numériques;
la proclamation des résultats dans un bref délai et nous sommes engagés pour la mise en œuvre de toutes les réformes souhaitées par nos autorités pour la session 2026 », a expliqué Mamadi 49 Keita.
L’utilisation d’outils numériques pour détecter ou prévenir les fraudes est l’une des principales innovations annoncées pour cette session. Face aux nombreuses critiques concernant la gestion des examens dans certaines localités, le directeur général du Service des examens et contrôles scolaires a adressé un message ferme aux responsables éducatifs déconcentrés. S’adressant aux inspecteurs régionaux, aux DCE, DPE et chargés des examens, il a rappelé que toute complaisance face à la fraude engagerait leur responsabilité. Cette mise en garde vise à mettre fin à la course aux taux de réussite élevés, parfois obtenus au détriment de la crédibilité des examens. Autre priorité annoncée : le suivi des évaluations dans les classes intermédiaires. Pour les responsables du département, la qualité des examens nationaux dépend en grande partie du sérieux des contrôles réalisés tout au long du parcours scolaire.
« La qualité des examens nationaux dépend en grande partie du sérieux des évaluations réalisées dans les classes intermédiaires, Il est donc impératif de renforcer leur fiabilité et leur objectivité. Dans cette perspective, nous veillerons à : harmoniser les pratiques d’évaluation dans tous les établissements; assurer un meilleur encadrement des compositions et des examens blancs; renforcer la sécurisation et l’archivage des notes d’évaluation », a poursuivi le directeur général.
Le ministère de l’Éducation nationale vise à restaurer la confiance dans le système d’évaluation interne et à préparer les candidats dans des conditions plus crédibles avant les examens nationaux. Il a également annoncé le lancement d’un vaste chantier d’immatriculation systématique des élèves du primaire, présenté comme une réforme majeure pour moderniser la gestion du système éducatif.
Selon Mamadi 49 Keita, cette initiative permettra d’assurer une meilleure traçabilité du parcours scolaire des élèves et de disposer d’une base de données fiable pour les futures sessions d’examens. Il s’agit d’une étape essentielle pour garantir une gestion moderne, transparente et efficace du système éducatif, permettant une identification fiable et unique de chaque élève, un suivi rigoureux de son parcours scolaire et une préparation efficace aux examens nationaux.
Le directeur général du Service des examens et contrôles scolaires a appelé l’ensemble des acteurs du système éducatif à une mobilisation collective pour garantir la crédibilité des examens nationaux. Il a souligné que la crédibilité du système éducatif repose sur la capacité collective à garantir des évaluations justes, transparentes et conformes aux normes établies, un engagement moral envers les élèves et la Nation.
À quelques mois des examens nationaux de 2026, les autorités éducatives guinéennes affichent ainsi leur volonté de restaurer la confiance autour des évaluations scolaires, dans un contexte où les questions de fraude et de transparence restent au cœur des préoccupations.
Avec Guinee360
