La Direction Générale des Élections (DGE) a publié un communiqué adressé aux hauts responsables de l’État candidats aux élections législatives et communales du 31 mai 2026. L’institution électorale rappelle le respect strict des dispositions du Code électoral relatives aux incompatibilités et aux obligations administratives préalables à toute candidature.
Cette note, destinée notamment aux présidents et vice-présidents des institutions de la République, aux membres du gouvernement, ainsi qu’aux secrétaires généraux et directeurs généraux des départements ministériels, souligne que les candidats concernés doivent, avant la validation de leur dossier, soit démissionner de leurs fonctions, soit se conformer à la situation administrative prévue par la loi.
La DGE s’appuie sur les articles 156 et suivants du Code électoral pour les élections législatives, et sur les articles 235 et suivants pour les élections communales. Cependant, une simple lettre de démission ne suffit pas. Les responsables concernés doivent cesser effectivement toute activité liée à leurs anciennes fonctions. Cela implique notamment l’abandon des bureaux administratifs, l’arrêt de l’utilisation des moyens matériels et humains de l’État, la fin des réunions de service et la cessation de l’usage des privilèges attachés à leurs postes.
La Direction Générale des Élections (DGE) a constaté que certains candidats, malgré leur démission officielle, continuent d’utiliser les locaux et infrastructures de leurs anciens services et d’apparaître publiquement comme étant encore en fonction. Ces pratiques constituent, selon la DGE, une « violation manifeste » du Code électoral, car elles portent atteinte au principe d’égalité entre les candidats, à la neutralité de l’administration publique et à la sincérité du scrutin.
La DGE rappelle que les ressources publiques et les institutions de l’État ne doivent en aucun cas servir de support à des activités électorales susceptibles de créer une confusion entre l’exercice des fonctions publiques et la compétition politique. En application des articles 330 et 341 du Code électoral, l’institution s’engage à veiller au respect rigoureux des textes en vigueur et invite tous les candidats concernés à se conformer sans délai aux prescriptions légales en cessant toute occupation ou utilisation des services relevant de leurs anciennes responsabilités administratives ou politiques.
Enfin, la DGE avertit que tout manquement constaté pourrait entraîner des sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur, sans exclure d’éventuelles poursuites ou mesures administratives prises par les autorités compétentes.

Alhassane Djigué
