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Patient voyageur refoulé à l’Aéroport : le DG répond aux détracteurs et apporte des précisions

Un témoignage glaçant concernant un refus présumé de voyager opposé à un patient est devenu viral sur Facebook depuis le mardi 5 mai 2026. Le malade, identifié comme Mamadou Yaya Camara, aurait été recalé à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry par une agente en service, au motif qu’il utilise une civière. Selon les proches du patient, cette agente aurait empêché son embarquement, alors qu’il était accompagné par une ONG en partance pour le Sénégal pour une prise en charge médicale.  L’agente est également accusée d’avoir déchiré le billet du médecin désigné par la famille pour accompagner le patient.

 

Face à cette accusation, le Directeur Général de la Société de Gestion et d’Exploitation des Aéroports de Guinée (SOGEAG), Oumar Saïd Koulibaly, a apporté des précisions techniques sur ce dossier. Il a précisé d’entrée que le transport d’un malade incapable de voyager en position assise obéit à des normes internationales strictes imposées par les compagnies aériennes. Il a indiqué que le patient avait effectivement déjà accédé à bord d’un appareil de la compagnie Emirates avant que l’équipage ne constate son incapacité physique à effectuer le voyage dans un siège passager classique et a rejeté toute responsabilité de ses services dans pareille situation.

« Nous ne sont pas associés à ce niveau-là car toutes les compagnies ont des normes à respecter en termes de sécurité. Un patient peut effectivement voyager allongé en avion grâce à un transport médical aérien sur civière. Dans un vol commercial aménagé, où plusieurs sièges sont retirés pour installer une civière sécurisée. Avant le voyage, la compagnie demande obligatoirement :un certificat médical, un formulaire médical (MEDIF),et l’accord de son médecin. Le jour du départ, le malade est transporté en ambulance jusqu’à l’avion, puis installé directement sur la civière avec assistance spéciale. Pendant tout le vol, il reste couché sous surveillance d’un médecin ou d’un infirmier, avec si besoin de l’oxygène, perfusion ou médicaments. À l’arrivée, une ambulance le récupère pour le conduire à l’hôpital ou au domicile », a expliqué le Directeur Général de la SOGEAG.

 

Oumar Saïd Koulibaly a apporté des précisions sur l’accusation portée contre une agente de l’aéroport, soupçonnée d’avoir tenté d’obtenir une rançon de 70 millions de francs guinéens en échange de l’évacuation de Mamadou Yaya Camara, le patient.

« Selon les compagnies internationales, on neutralise habituellement : 6 places minimum, jusqu’à 9 place et parfois 12 places ou 18 places sur un gros porteurs. Ainsi, les places neutralisées doivent être payés y compris l’installation des kits sanitaires y afférant. C’est pourquoi la compagnie a demandé ce montant à la famille qui n’a pas pu papier. Mais c’est par ignorance qu’elle accuse les gestionnaires de l’aéroport. »

La direction de la SOGEAG affirme qu’il ne s’agit pas d’un refus arbitraire ou d’une entrave administrative, mais plutôt d’un manque d’anticipation des procédures médicales nécessaires pour un transport sanitaire aérien international.  La question demeure de savoir si toutes ces conditions liées au voyage d’un patient incapable de voyager assis avaient été expliquées à l’ONG et à la famille de Mamadou Yaya Camara.

Al Hassan