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Numérique : la Guinée signe un accord de construction du projet MÉDUSA Africa

Le Premier Ministre Amadou Oury Bah a présidé la cérémonie officielle de signature de l’accord de construction et de maintenance (C&MA) du projet MEDUSA Africa à Kaloum, ce mercredi 6 mai.  Cet accord représente une étape stratégique pour le renforcement des infrastructures numériques de la Guinée.

L’initiative vise à doter le pays d’un second câble sous-marin de fibre optique, sécurisant ainsi sa connectivité internationale, augmentant la résilience de son réseau numérique et soutenant les ambitions de transformation économique de la Vision Simandou 2040.

 

Le Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a souligné l’urgence pour la Guinée de se doter d’un second câble sous-marin.

« Dès ma prise de fonctions, au début du mois de février, j’ai fait du projet MEDUSA, une priorité immédiate suite au diagnostic d’ensemble que j’ai fait sur le département, j’ai vu qu’on courrait un grand risque, ce risque  on me dit qu’on a qu’un seul câble sous-marin et j’ai dis ça veut dire que on est exposé, on est vulnérable au cas où ce cas sous-marin arrivait à connaître un facteur d’érosion climatique ou d’autres attaques à travers les fonds marins. Donc nous avons dépêché une mission à Barcelone pour engager des échanges directes avec les équipes du bouget afin de lever les points techniques et accélérer les décisions. J’ai ensuite personnellement poursuivi sa discussion à Alger au mois de mars dans une logique de suivi rapprochée et d’alignement stratégique. Dans le même temps, je demandais que toutes les parties prenantes se mobilisent pour aboutir à cette signature dans les meilleurs délais. Je fais une comparaison, les pays voisins, la Côte d’Ivoire en a cinq (5), le Sénégal en a quatre le Kenya, en a 7. la Guinée 1, mais saturée à 98 %. Vous voyez combien de fois c’est un facteur de risque et il est plus utile et nécessaire de chercher au moins à doubler ce câble sous-marin et pourquoi pas aller jusqu’à 4-5 ? C’est une question de redondance et une question de couverture de l’ensemble des risques », a d’abord révélé le Ministre qui souligne l’augmentation de la demande des données de plus 30 % sur le continent africain.

D’où, il indique qu’en  dotant la Guinée, d’un second câble sous-marin, le le pays fais un choix stratégique.

« Nous décidons de sécuriser notre connectivité, de l’enforcer notre résilience et surtout de créer les conditions qui nous montée en puissance de notre économie numérique qui va impacter forcément sur l’économie numérique puisque cette économie réelle va dépendre en grande partie de notre capacité à nous connecter aux pays du reste du monde. L’impact de cette décision dépasse largement le cadre des télécom. Les études internationales le démontrent et l’augmentation de 10 % de la pénétration haut débit peut générer de un et deux points de croissance supplémentaires. Et donc du PIB.  Ça veut dire que l’économie numérique devient aujourd’hui une nécessité, ça fait 50 % du PIB de la Chine, à peu près 14 % pour la Côte d’Ivoire et 12 % pour le Sénégal tandique la Guinée en est à 4 », dit Mourana Soumah.

 

Pour le Directeur Général adjoint de Médusa Africa,  le numérique doit être aujourd’hui mis dans le même panier que les infrastructures routières, ferroviaires et aériennes.

 

«  Aux côtés des chemins de fer, des ports et des zones industrielles, la connectivité devient un atout stratégique pour libérer tout le potentiel de la Guinée, et  l’atterissage à Conakry sera un étape clé. Ce serait une contribution que nous pensons très importante pour les services numériques, le développement économique et l’intégration régionale. Donc la Guinée devient un véritable hub de clés de connectivité », déclare-t-il.

 

Al Hassan Djigué