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Élections du 31 mai : le FRONDEG menace de se retirer

Face à la presse ce samedi 25 avril 206, à son siège national, le président du FRONDEG, a dénoncé plusieurs irrégularités portant sur le double scrutin législatif et communal dont sa formation politique est victime.

Il s’agit notamment de la non validation de ses candidatures dans les circonscriptions électorales de Tombolia, Sanoyah, Manéah, Matam, Ratoma, Kouriah, Lambanyi, Kankan, Siguiri, Kintinian, Boké, Sangaredi, Tamita dans Boffa, Etc.

Or, d’après Abdoulaye Yero Baldé, conformément à l’article 242 du Code électoral, tout rejet de candidature doit : être motivé ; être notifié dans un délai de dix (10) jours à compter de la date de dépôt du dossier de candidature.

 

« En l’espèce : aucune notification n’a été faite dans les délais, aucun motif n’a été communiqué au Parti. Ces manquements constituent une violation manifeste des dispositions du code électoral. Plus grave encore, il ressort d’informations concordantes que, postérieurement à la publication des listes provisoires, certains démembrements de l’administration électorale ont tenté de remettre aux mandataires des documents antidatés destinés à justifier à posteriori les rejets. De tels agissements traduisent une tentative de régularisation irrégulière d’une procédure viciée, en violation des principes fondamentaux de sécurité juridique et de loyauté administrative. Par ailleurs, conformément aux articles 241 à 243 du Code électoral : le contentieux des candidatures relève de la compétence du tribunal de première instance ; il est encadré par des délais impératifs ; il suppose l’existence préalable d’une décision régulièrement notifiée. En l’absence de notification régulière, les délais de recours ne peuvent courir, ce qui porte atteinte aux droits fondamentaux des candidats », a déclaré Abdoulaye Yero Baldé avant de souligner ensuite que son parti, le FRONDEG a, en conséquence, introduit des recours devant les juridictions compétentes, tout en se réservant le droit de dénoncer publiquement ces atteintes graves à la régularité du processus électoral.

Al DJIGUÉ