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Finances publiques : sur 370 millions USD, EDG n’a payé que 1,37 million USD

Le Conseil National de la Transition (CNT) tire la sonnette d’alarme. Lors de l’adoption du volet recettes de la Loi de Finances Rectificative 2025, récemment réévaluée à 43 063 milliards GNF (+22,42 %), un constat alarmant a été dévoilé : Électricité de Guinée (EDG) n’a reversé que 1,37 million USD sur les 370 millions USD attendus, privant ainsi l’État de plusieurs centaines de milliards de francs guinéens.

Les sociétés de gestion des barrages hydroélectriques, SOGEKA et SOGES, sont les premières victimes de cette défaillance :

– SOGEKA : 502 472 USD récupérés sur 135,27 millions USD (soit environ 0,37 %)

– SOGES : 1,14 million USD sur 234,9 millions USD (environ 0,49 %)

En résumé, environ 99,5 % des créances restent impayées, ce qui équivaut à une perte sèche estimée à 327 milliards GNF pour l’année 2024.

Face à cette situation critique, le CNT invite le gouvernement à engager une réforme en profondeur d’EDG, comprenant :

– une restructuration complète de l’entreprise ;

– un renforcement des mécanismes de recouvrement des factures ;

– l’instauration d’une discipline financière stricte entre EDG et les sociétés de barrages.

« Le non-recouvrement des factures d’EDG n’est pas seulement une perte financière colossale, c’est aussi un échec de gouvernance qui met en péril nos finances publiques », souligne un membre de la commission des finances.

Les dividendes de SOGEKA et SOGES, qui devraient alimenter le Trésor, sont essentiels au financement des dépenses publiques. Leur absence fragilise la stabilité financière de l’État et souligne l’urgence d’un contrôle rigoureux, ainsi que d’une réforme structurelle de ces entités.

En somme, sur les 370 millions USD dus par EDG en 2025, l’État n’a perçu que 0,37 %, ce qui est totalement inacceptable et nécessite des actions immédiates.

Al Djigué