Bann2 728×90

Décès tragique à Doko : une jeune femme succombe à l’administration d’un médicament interdit

La sous-préfecture de Doko, située dans la préfecture de Siguiri, en Haute-Guinée, est le théâtre d’un drame qui soulève de graves questions quant à la sécurité des soins de santé dans la région. Une jeune femme d’une vingtaine d’années, Makassia Traoré, a perdu la vie après avoir reçu un médicament interdit en Guinée, la Novalgine, dans une clinique non agréée.

 

Le Docteur Abdoulaye Bachir Condé, dit « ABC », médecin d’appui aux services médico-chirurgicaux de l’hôpital préfectoral de Siguiri, a fourni des détails sur les circonstances du décès.  Hier, entre 20 heures et 21 heures, il a été informé par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Siguiri, M. Dominique Loua, d’un décès survenu dans une clinique. La victime, résidant à Tonso, dans la sous-préfecture de Doko, avait consulté cette clinique pour des soins avant de rentrer chez elle.  Une fois arrivée à Tonso, elle a présenté des difficultés respiratoires et s’est rendue au poste de santé local.

Les agents de santé ont tenté de stabiliser la patiente en lui administrant un sérum salé et de la dexaméthasone.  Malgré leurs efforts, l’état de Makassia Traoré s’est rapidement dégradé, la rendant incapable de parler.  Elle a indiqué avoir reçu des soins dans une clinique à Doko, où elle aurait été injectée de Novalgine.

Le Docteur Condé a rappelé que la Novalgine est un médicament retiré de la liste nationale des médicaments autorisés en Guinée en raison de ses effets indésirables potentiellement graves, notamment une chute brutale des globules blancs pouvant entraîner un choc anaphylactique sévère.  Sans une prise en charge rapide et adaptée, le patient peut malheureusement succomber, comme ce fut le cas dans cette affaire.

Les agents du poste de santé de Tonso ainsi que le responsable de la clinique concernée ont été entendus par la gendarmerie dans le cadre d’une enquête ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès.  Cette tragédie met en évidence la nécessité d’une vigilance accrue quant à la sécurité des soins de santé et à la lutte contre les cliniques et pharmacies clandestines.

Al DJIGUÉ