Alphonse Charles Wright, procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), a averti que même si un individu était le président du groupe parlementaire futur, il serait poursuivi s’il était reconnu coupable d’infractions.
Lors de l’ouverture du procès de l’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Aliou Badra Cheickna Koné, et de plusieurs autres prévenus, le 29 avril 2026, devant la chambre de jugement de la CRIEF délocalisée à la cour des comptes, Wright a exprimé sa détermination à faire respecter la loi et à poursuivre les accusés pour les faits qui leur sont reprochés.
Au cours des débats sur les exceptions soulevées par la défense de Badra Koné, le procureur spécial a insisté sur sa volonté de faire de cette affaire une démonstration de la détermination du parquet à lutter contre les détournements de fonds, indépendamment des affiliations politiques des individus concernés.
«Qu’on ne se sert pas d’un parti politique pour tenter d’échapper à sa responsabilité pénale. Qu’on ne dirige pas un parti politique comme une couverture de défense. Je suis de la GMD. C’est votre engagement politique qu’on respecte. Vous pouvez être de l’UFR (…) et mieux, même si vous êtes le président du groupe parlementaire futur, si les faits d’infractions sont établis, nous vous poursuivrons jusqu’à votre dernier retranchement. Et aucune immunité n’est opposable à cette juridiction », a déclaré Alphonse Charles Wright.
Il faut rappelles que, Badra Koné et ses co prévenus sont poursuivis pour plusieurs infractions présumées dont le détournement de plus de 240 milliards de francs guinéens entre février 2021 et avril 2026.
Al Hassan DJIGUÉ
