Le Bureau guinéen des droits d’auteur (BGDA) franchit une nouvelle étape importante. Lors d’une conférence de presse, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a annoncé la mobilisation d’un montant exceptionnel de 13,6 milliards GNF en faveur des artistes et créateurs guinéens. Ce montant sera réparti entre avril et décembre 2026, selon un calendrier progressif basé sur l’exploitation réelle des œuvres.
Une innovation majeure est l’introduction de sept nouvelles catégories de droits rémunérés, en plus des droits classiques, ce qui élargit considérablement le champ des bénéficiaires.
Le ministre a également souligné la digitalisation complète du système de gestion des droits via la plateforme eBGDA. Cette transformation vise à améliorer la traçabilité des œuvres, à renforcer la collecte des redevances et à faciliter l’accès des artistes à leurs revenus, y compris ceux générés à l’international.
La Guinée renforce ses partenariats avec des institutions internationales telles que l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle et la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs.
Une avancée majeure est le paiement, pour la première fois, des droits issus du catalogue Syliphone, véritable patrimoine musical national. Après des années d’exploitation sans retombées pour les ayants droit, 108 000 euros ont été recouvrés suite à des négociations avec un partenaire.
Le ministre a salué cette percée et réaffirmé son engagement à défendre les intérêts des créateurs guinéens.
Ces avancées s’inscrivent dans la vision des plus hautes autorités du pays. Le président de la République, Mamadi Doumbouya, place la valorisation de la culture et la protection des créateurs au cœur de la refondation de l’État. L’ambition est claire : faire de la Guinée un modèle en matière de protection des droits d’auteur en Afrique de l’Ouest.
