À Töron Banankö, dans la sous-préfecture de Sabadou-Baranama (préfecture de Kankan), la colère des habitants a culminé mercredi 11 mars 2026. Des femmes du village, partiellement dénudées et portant des foulards rouges en signe de protestation, ont défilé dans les rues de Kankan. Leur revendication : la fin de la présence prolongée de troupeaux en transhumance dans leur localité et la libération de plusieurs jeunes arrêtés dans ce contexte.
Face à cette mobilisation, les autorités préfectorales ont rapidement convoqué une réunion d’urgence avec des représentants de la communauté. Le procureur général, Marwane Baldé, a souligné que la mobilisation citoyenne avait incité les autorités à intervenir sans délai.
« Les citoyens de Sabadou-Baranama se sont rassemblés à la préfecture. Cette mobilisation frôle le trouble à l’ordre public, ce qui nous a conduits à nous déplacer pour comprendre la situation », a-t-il déclaré.
Il a reconnu que les autorités avaient constaté des dégâts dans les champs.
« Nous avons constaté que les citoyens de Sabadou-Baranama sont victimes de la dévastation de leurs cultures. Ils avaient déjà fait part de leurs difficultés à la collectivité locale sans obtenir de solution », a-t-il expliqué.
À l’issue de la rencontre, les cadres de la région, de la préfecture et les responsables judiciaires ont annoncé des mesures pour apaiser la situation. Les habitants ont notamment demandé la mise à disposition des personnes interpellées et l’application des textes réglementant la transhumance dans la zone.
« Les personnes mises en cause ont demandé à être mises à disposition. Cette mesure sera exécutée conformément à la loi », a précisé le procureur.
Yazid
