La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) s’inquiète de l’enlèvement de deux femmes à Dinguiraye, dans la région de Faranah. Dans un communiqué, l’institution exhorte les autorités guinéennes à faire toute la lumière sur cette affaire et à poursuivre les auteurs.
Les victimes, Hadja Asmaou Diallo (84 ans) et Hadja Binta Camara (68 ans), respectivement mère et sœur de l’ancien ministre Tibou Kamara, ont été enlevées à leur domicile le 3 mars 2026. Selon les informations reçues par la CADHP, l’enlèvement aurait eu lieu aux alentours de 20 heures, perpétré par des hommes armés, cagoulés et vêtus d’uniformes militaires. Ces derniers se seraient introduits au domicile des victimes avant de les emmener vers une destination inconnue.
La CADHP souligne que les éléments dont elle dispose laissent penser que cet incident pourrait être lié aux prises de position critiques de Tibou Kamara à l’égard du gouvernement.
Face à cette situation, elle exprime ses vives préoccupations concernant cet enlèvement attentatoire au droit à la liberté et à la sécurité de la personne, susceptible de porter atteinte au droit à la vie des victimes.
En vertu de son mandat de promotion et de protection des droits de l’homme en Afrique, la Commission appelle les autorités guinéennes à prendre les mesures nécessaires pour établir les circonstances de cet enlèvement et déterminer les responsabilités.
Elle exhorte les autorités compétentes à clarifier le sort des victimes et à traduire en justice les auteurs de l’enlèvement.
