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Non exécution des décisions de justice : Ibrahima Sory 2 Tounkara fait une mise au point

Ibrahima Sory 2 Tounkara, le nouveau ministre de la Justice, s’engage à mettre fin aux pratiques de non-exécution des décisions de justice, longtemps dénoncées par les justiciables à travers le pays.  Fort de sa connaissance approfondie du système judiciaire guinéen, il vise un changement radical de paradigme au sein de ce secteur.

« Quand je prends les affaires pénales, quand je prends l’audiencement des affaires, quand je prends le début des audiences, quand je prends les renvois intempestifs qu’on fait et sans motif parce qu’un magistrat pense qu’il a le pouvoir de le faire, il renvoi. Le ministère public a jugé nécessaire d’orienter une affaire en flagrance et cette procédure reste des mois sans être jugée, ça occasionne des fois le surpeuplement carcéral. C’est un juge qui relaxe à l’audience et c’est le procureur qui dit je ne libère pas. C’est-à-dire une personne reste en prison par la seule volonté d’un magistrat. Ce qui n’est pas normal. Mettons-nous à la place des justiciables. Quand on dit qu’on n’a pas de moyens madame la présidente. Il faut que l’État même trouve en nous qu’il peut nous aider. Parce qu’il faut que ça change », regrette le Gardé des Sceaux avant de s’attaquer dans la foulée l’intermédiaire renovoi des affaires.

Et là-dessus, Ibrahima Sory 2 Tounkara, rappel a l’ordre les magistrats.

« Quand je prends les affaires civiles qui ne finissent jamais. C’est des renvois parce que les avocats le demande. Donc je peux renvoyer parce que c’est les avocats qui ne veulent pas qu’on juge alors que, c’est le juge même sur le principe prévu en matière civile c’est-à-dire c’est les parties qui dirigent mais, le juge à un certain moment doit arrêter ça et prendre ses responsabilités », invite le garde des Sceaux.

Yazid