Ce vendredi 27 février, sur RFI, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a cherché à apaiser les tensions suite à l’interpellation de seize militaires et policiers sierra-léonais sur le territoire guinéen. Tout en affirmant la souveraineté nationale face à toute incursion étrangère, il a écarté la possibilité d’un conflit armé avec la Sierra Leone. Sous l’égide du président de la République, la Guinée privilégie désormais une solution diplomatique à cet incident frontalier, affirmant son rôle de pays de paix en Afrique de l’Ouest.
Amadou Oury Bah a justifié cette approche par la profondeur des liens historiques et la solidarité indéfectible entre Conakry et Freetown. Il a rappelé les tragédies communes surmontées, comme l’épidémie d’Ebola et le soutien de la Sierra Leone lors de l’explosion du dépôt d’hydrocarbures de Kaloum. Le Premier ministre a insisté sur le fait que la fraternité entre les deux nations doit l’emporter sur les différends territoriaux, et que la concertation est le seul moyen légitime de rétablir la stabilité à la frontière.
