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Critères à remplir pour l’homologation d’un stade : Tanou Diallo donne des précisions

Tanou Diallo, journaliste sportif guinéen et officier média de la Confédération africaine de football (CAF), a récemment fait la lumière sur les exigences de la CAF en matière d’homologation des infrastructures sportives.  Ce sujet est particulièrement préoccupant pour le monde sportif guinéen, privé des prestations de son équipe nationale en raison du manque de stades adéquats.  Diallo a commencé par expliquer les différentes catégories de stades selon les normes de la CAF.

« Brièvement, nous avons quatre catégories de stades sur le continent africain. Les stades de catégorie 1 ont une capacité d’accueil allant jusqu’à 5 000 places; la deuxième catégorie, jusqu’à 10 000 places; la troisième catégorie, jusqu’à 30 000 places; et la quatrième catégorie, plus de 30 000 places », a-t-il souligné avant d’évoquer le cas spécifique de la Guinée.

 

« Du coup, si la capacité d’accueil du stade du 28 Septembre n’a pas été ramenée entre-temps à 10 000 places, il est dans la troisième catégorie. Maintenant, à quoi servent les stades de catégorie 3 ? S’ils sont approuvés par la CAF, les stades de catégorie 3 accueillent les matches éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations, de la Coupe du monde de la FIFA, les matches de poule de la CAN, les matches de la Ligue des champions de la CAF et de la Coupe de la confédération de la CAF jusqu’en quart de finale, le tournoi final de la CAN féminine et la phase finale de la Ligue des champions féminine, d’après le règlement de la CAF sur les stades. »

Dans son analyse, il interroge sur les conditions à remplir par un stade de catégorie 3 pour être approuvé ?

« Sans entrer dans trop de détails et en étant aussi succinct que possible, je mets à votre disposition quelques-unes des conditions qui permettent à un stade de catégorie 3 d’être approuvé par la CAF. Un stade de catégorie 3 doit avoir une pelouse naturelle, hybride ou synthétique certifiée par la FIFA. Cette pelouse doit être équipée d’un système de drainage et d’un système de gicleurs d’eau. Autre élément qui entre en ligne de compte: un éclairement minimum de 1 200 lux doit être fourni sur tout le terrain. Le stade doit disposer d’une source d’énergie régulière, d’un générateur de substitution et d’un autre exclusivement réservé aux panneaux LED, s’ils existent. Les deux vestiaires doivent également disposer chacun de 25 sièges et de 25 casiers, sans oublier le vestiaire des arbitres et les installations médicales. En tribune, chaque spectateur doit avoir un siège fixe individuel. En zones VIP et VVIP, les sièges doivent aussi être individualisés. Pour les médias, une tribune de presse occupant une position centrale dans la tribune principale doit être dotée de places assises avec pupitres. Il doit également y avoir une salle de conférence de presse d’au moins 30 places et une zone mixte située entre les vestiaires et la zone de stationnement des bus des équipes. On termine par les positions réservées aux caméras ainsi qu’aux commentateurs radio et télévision. Si vous lisez bien, vous comprendrez que la CAF a tenu compte, dans son règlement, des huit zones qui composent un stade de football », a précisé Tanou Diallo.

Par ailleurs, il invite les nouvelles autorités à se mettre la tâche afin d’inverser cette situation qui ne fait que perdurer.

« Maintenant, s’il y a une chose sur laquelle nous sommes tous d’accord, c’est bien évidemment le manque d’infrastructures sportives dans notre pays. Voilà bientôt trois ans que nos équipes nationales sont obligées de jouer tous leurs matches officiels à domicile dans un pays étranger. Aujourd’hui, il ne sert à rien de se renvoyer la balle ou de chercher à savoir qui a tort ou raison ; au contraire, il faut se mettre au travail pour résoudre rapidement ce problème. Il faut sortir des polémiques inutiles. C’est contreproductif. One love », dira Tanou Diallo.

Al Djigué