Le régime militaire au pouvoir au Burkina Faso a annoncé jeudi 29 janvier son intention de dissoudre les partis politiques, dont les activités étaient suspendues depuis le coup d’État de 2022. Le capitaine Ibrahim Traoré a pris le pouvoir en septembre 2022 en renversant un autre régime militaire et a depuis intensifié la répression des voix dissidentes.
« Le gouvernement estime que la multiplication des partis politiques a entraîné des dérives, favorisant la division des citoyens et fragilisant le tissu social », a estimé la présidence du Burkina Faso dans un compte-rendu du conseil des ministres.
Le Burkina Faso n’est « pas une démocratie »
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a annoncé que le projet de loi visant à dissoudre les partis politiques serait transmis à l’Assemblée législative de transition dans les meilleurs délais. Il a également exprimé le souhait que le patrimoine des partis dissous soit dévolu à l’État. Cette décision fait suite à un diagnostic approfondi du système partisan, qui a révélé de nombreuses dérives dans l’application du régime juridique des partis et formations politiques du pays.
La dissolution des partis politiques « vise donc à préserver l’unité nationale, renforcer la cohérence de l’action gouvernementale, ouvrir la voie à une réforme du mode de gouvernance politique« , a-t-il poursuivi.
