Malgré les nombreuses révélations faites par Tibou Camara depuis l’étranger sur les agissements peu recommandables de certains acteurs politiques guinéens, l’ancien ministre et ex-conseiller du président Alpha Condé continue de recevoir des marques de reconnaissance.
Parmi celles-ci, on compte Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute autorité de la communication (HAC). Invité récemment dans l’émission “Entretien” sur Kaback TV, Boubacar Yacine Diallo a évoqué son parcours professionnel, soulignant l’importance du rôle joué par Tibou Camara dans son accession à plusieurs postes au sein de l’administration publique.
« Tibou c’est mon petit frère que j’aime beaucoup, que je respecte, et puisque vous évoquez son nom, j’ai eu droit à beaucoup de fonctions, c’est grâce à lui », a-t-il déclaré d’entrée de jeu, soulignant les opportunités dont il a bénéficié grâce à ce dernier.
Le président de la HAC révélé qu’il doit quelque part sa nomination à la tête de certaines institutions publiques à Tibou Kamara.
« C’est Tibou et Ibrahima Diallo, quand j’avais démissionné, j’ai créé mon journal l’enquêteur, c’est eux qui m’ont cherché dans mon petit bureau à l’aéroport, qui m’ont obligé à être le président de l’AGP. Et si je n’avais pas été le président de l’AGP, je n’aurais pas été président du conseil national de la Communication. Je le dois à Tibou », estime Boubacar Yacine Diallo.
Abordant la période de la transition de 2009, Boubacar Yacine Diallo reconnaît également le rôle déterminant de Tibou Camara dans sa mise en relation avec les dirigeants du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD).
« S’agissant du général Sékouba Konaté, c’est Tibou qui m’a appelé, il dit, grand-frère, le général veut te parler. Le général m’a dit excellence accepter d’être mon conseiller en communication avec votre expérience. Avec Dadis, c’est Tibou qui m’a amené dans le bureau de Dadis. Et le président Dadis s’est souvenu que je l’ai enseigné. Et il a dit, je vais te nommer ministre parce que tu as démissionné, parce qu’ils t’ont chassé. Je lui ai dit, Monsieur le président, c’est bon. Ministre, je ne veux pas. Et il était tellement heureux de me revoir, c’est le lieu de lui marquer ma reconnaissance, il a appelé un importateur du véhicule, il lui a dit, tu donnes à mon professeur un véhicule dans lequel je roule. Ce 4×4 la est encore dans ma cour », a-t-il relaté.
Yazid
