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Éventuel introduction de 50 000 ou 100 000 GNF dans le marché : l’analyse intéressante de Mohamed Diawara

Au-delà du billet de 20 000 GNF, le consensus se trouve dans la confiance pas dans les grosses coupures.

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, M. Karamo Kaba, a ouvert un débat essentiel sur l’introduction potentielle de billets de 50 000 ou 100 000 GNF.

Si la justification technique : réduire les coûts d’impression , est compréhensible d’un point de vue comptable, elle ignore les fondamentaux de la science économique moderne.

En tant que ̂ , je soutiens que notre consensus doit être gagné par la confiance, pas par la commodité du papier.

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L’argument selon lequel les grosses coupures ne causent pas l’inflation est techniquement juste, mais socialement incomplet. En économie comportementale, l’introduction d’un gros billet crée un  » « .

• ́ : Pour le citoyen, c’est souvent perçu comme un aveu de dépréciation.

• : L’usage de grosses coupures facilite les arrondis à la hausse dans le secteur informel, impactant directement le pouvoir d’achat.

« ́  » :

Comme le démontre l’économiste de Harvard , les billets de haute valeur sont les outils privilégiés de l’économie souterraine.

• En facilitant le transport de larges sommes, on crée un obstacle direct à la traçabilité.

• L’économie réalisée sur l’impression est un gain dérisoire face au coût social de la corruption facilitée par l’anonymat du cash.

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La vraie modernisation est de réduire l’utilisation du papier. En rendant le numéraire trop « commode », on ralentit l’adoption du . C’est une compétition directe où l’amélioration du vieux système freine l’inclusion financière numérique.

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1️⃣ : Privilégier la stabilité psychologique du marché.

2️⃣ ́́ : Réduire les frais de transaction électronique pour les rendre plus attractifs que le cash.

3️⃣ ́ : Communiquer sur la valeur stable du GNF actuel.

La réponse à l’augmentation des transactions ne doit pas être « plus de papier », mais « plus de transparence numérique ».

Et vous, pensez-vous que la Guinée soit prête pour ce saut vers le numérique plutôt que vers le papier ?