Bann2 728×90

Amadou Thyndèl Diallo après le rejet de sa candidature : « Nous prenons acte de la décision de la Cour suprême, mais nous la contestons avec la plus grande fermeté »

Déclaration du Candidat Diallo Amadou Thyndel.

Suite au rejet de notre candidature par la Cour suprême de Guinée.

 

Guinéennes et Guinéens,

Peuple digne, fier et courageux,

 

Avant toute chose, nous tenons à vous exprimer notre profonde gratitude. Votre mobilisation exceptionnelle à l’occasion du dépôt de notre candidature à l’élection présidentielle de décembre 2025 restera gravée dans l’histoire politique de notre pays. Vous avez, par votre engagement, démontré que l’espoir d’une Guinée nouvelle, juste et inclusive, demeure plus vivant que jamais.

 

Nous prenons acte de la décision de la Cour suprême rejetant notre candidature, mais nous la contestons avec la plus grande fermeté. Certes, la Cour a dit le droit — mais le droit, pour être juste, doit être impersonnel, équitable et orienté vers l’avenir.

 

Comment comprendre qu’en un siècle où le monde voit émerger une nouvelle génération de dirigeants jeunes, dynamiques et visionnaires, notre pays choisisse d’exclure délibérément sa jeunesse en relevant l’âge minimum de candidature à 40 ans dans la Constitution et à 44 ans dans le code électoral ?

Cette disposition, arbitraire et discriminatoire, constitue une véritable insulte à la jeunesse guinéenne et, au-delà, à toute la jeunesse africaine qui aspire à participer à la construction de son avenir.

 

Nous espérions que la Cour suprême, dans sa sagesse, saisirait cette occasion pour réparer cette injustice historique et rétablir le droit du peuple à choisir librement parmi tous ses fils et filles, sans exclusion.

 

Ce qui se joue ici dépasse notre seule personne. C’est le combat de toute une génération qu’on cherche à faire taire. Mais nous refusons de nous taire. Nous refusons l’injustice, l’exclusion et la confiscation de l’avenir de notre pays.

 

Dans les prochains jours, nous entreprendrons de larges consultations nationales avec nos concitoyens, nos partenaires politiques, nos mouvements de jeunesse et nos compatriotes de la diaspora, afin de déterminer la voie à suivre ensemble.

 

Car la Guinée ne se construira pas sur l’exclusion, mais sur la justice, la vérité et l’unité nationale.

Et cette Guinée-là, nous la bâtirons avec ou sans la bénédiction de ceux qui craignent la jeunesse.

 

Vive la République !

Vive la jeunesse guinéenne !

Vive la Guinée unie et souveraine !