Ce nouveau pas dans le développement économique a été concrétisé à travers un programme lancé à Conakry, en lien avec le Mémorandum d’Entente signé entre la Guinée et le Rwanda, visant à dynamiser la gestion et le développement des ZES en Guinée.
L’événement s’est tenu le mercredi 29 octobre, sous la coordination du Secrétariat général de la Présidence, de l’Autorité de Développement et d’Administration des Zones Économiques Spéciales (ADAZZ) de Guinée, et du Rwanda Development Board (RDB). Il a marqué le lancement officiel du Programme de renforcement des capacités des acteurs des ZES en Guinée.
La première session, organisée du 30 au 31 octobre à travers des ateliers intensifs, a pour objectif de fournir aux cadres de l’ADAZZ, aux administrations publiques concernées et aux acteurs du secteur privé les outils opérationnels et d’excellence nécessaires pour promouvoir la croissance des ZES.
Le Directeur Général de l’ADAZZ a salué la coopération entre la Guinée et le Rwanda, soulignant que la signature du Mémorandum d’Entente, qui a permis la création de ce programme, traduit une volonté politique affirmée au plus haut sommet de l’État. « Ce rassemblement n’est pas une simple cérémonie, c’est la concrétisation d’une stratégie globale. La tenue de ce programme témoigne de l’engagement de la Guinée à adopter des modèles efficaces d’attraction des investissements et de gouvernance économique, à l’instar du Rwanda. »
Il a rappelé que, suite aux instructions de la Présidence, une mission a été envoyée au Rwanda il y a un an, où la RDB a été reconnue comme un exemple de réussite dans la gestion des ZES et la facilitation des investissements. Ce partenariat illustre la solidarité africaine et le partage des meilleures pratiques, notamment avec le modèle rwandais, reconnu pour sa simplicité, sa transparence et son efficacité.
Mohamed Seinkoun Gassama a évoqué les ambitions du programme, notamment : adopter les meilleures pratiques en gouvernance et régulation des ZES, optimiser la promotion des investissements privés locaux et étrangers, et faire des zones économiques spéciales des véritables laboratoires de réformes pour tester des politiques attractives, surtout dans le cadre de la ZLECAF.
Christian Tamiry, ambassadeur du Rwanda en Guinée, a quant à lui mis en avant la détermination de la Guinée dans ses projets de souveraineté économique, notamment avec le projet Simandou 2040, et a salué l’engagement du Rwanda dans cette dynamique. Il a expliqué que la transformation du Rwanda, notamment par la RDB, repose sur des principes de gestion moderne, notamment un guichet unique de services, la rationalisation institutionnelle et une stratégie centralisée pour favoriser la croissance du secteur privé. Il a aussi souligné que l’objectif n’est pas d’imposer un modèle, mais de partager des expériences et des outils opérationnels adaptables à la réalité guinéenne.
Le diplomate a insisté sur la nécessité d’un engagement total, notamment de la part des acteurs guinéens, pour assurer le succès de cette première étape, en soulignant que les résultats se mesurent à la réalité concrète : nombre d’usines créées, emplois générés, et augmentation des exportations à forte valeur ajoutée. « La Guinée et le Rwanda partagent l’ambition de bâtir une Afrique prospère et indépendante économiquement », a-t-il conclu.
Le Président de séance, le Général Amara Camara, a exprimé sa gratitude envers les partenaires rwandais, saluant leur appui précieux dans la quête de souveraineté économique de la Guinée. Il a également souligné que ce programme s’inscrit dans la vision stratégique nationale, notamment à travers le projet Simandou 2040.
Il a réaffirmé que le rôle de l’ADAZZ est central pour transformer ces grands projets en un tissu industriel diversifié, en créant des espaces économiques où investissements étrangers et savoir-faire locaux se rencontrent, à l’abri de la bureaucratie. La sélection des partenaires rwandais, reconnus pour leur expertise, témoigne de la volonté de la Guinée d’adopter des modèles efficaces.
Enfin, le Secrétaire Général de la Présidence a assuré du soutien inébranlable du gouvernement et du président de la République pour atteindre les objectifs de souveraineté économique.
Rappelons que l’ADAZZ est l’instrument de l’État chargé de la conception, de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique nationale en matière de Zones Économiques Spéciales, sous la supervision du Secrétariat Général de la Présidence. De son côté, le Rwanda Development Board, placé sous la supervision de la Présidence du Rwanda, veille à accélérer le développement économique du Rwanda, notamment par le biais de la croissance du secteur privé.
Al Djigué
