Le Club des jeunes filles leaders de Guinée (CJFLG), a célébré vendredi 17 octobre 2025, en différé, la journée internationale des filles.
Placée sous le thème : « La fille que je suis, le changement que je mène : les filles en première ligne des crises », la rencontre qui s’est déroulée au Centre culturel franco-guinéens (CCFG), a été présidée au nom de la Ministre Charlotte Daffé, par Madame Tiranké Kaba, Directrice nationale de la protection féminine.
« Cette journée instituée par les Nations unies vise à mettre en lumière le droit, le besoin et le potentiel des filles à travers le monde et à mobiliser des États et des communautés pour garantir leur épanouissement et leur pleine participation au développement », indique la Directrice nationale de la protection féminine.
La Directrice exécutive du Club des jeunes filles leaders de Guinée, a rappelé durant son allocution la place de la jeune fille à travers la célébration de cette journée internationale.
« Chaque année, cette journée rappelle au monde que les filles ne sont pas uniquement des bénéficiaires d’actions, mais des actrices de changement, qui participent activement à bâtir des communautés plus fortes et plus résilientes. Elles innovent, elles entreprennent, elles sensibilisent, et surtout, elles transforment même dans les contextes les plus fragiles », a déclaré Oumou Khairy Barry qui a également mis l’accent sur les réalités qui, pour elle, demeurent encore préoccupantes.
« En Guinée, selon l’Enquête Démographique et de Santé de 2018, 95 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi une mutilation génitale féminine, et près d’une fille sur deux est mariée avant 18 ans. Les conséquences sont multiples : interruption de la scolarité, dépendance économique, exposition accrue aux violences domestiques et aux risques sanitaires. Mais face à cela, les filles résistent. Elles s’organisent, elles s’expriment, elles défendent leurs droits souvent dans le silence et la détermination et deviennent les premières à agir quand tout vacille. C’est dans cette logique que s’inscrit notre rencontre de ce jour, intitulée « Écouter les filles, agir avec elles. » Parce qu’il est temps de reconnaître que les filles ne sont pas uniquement en première ligne des crises, elles sont aussi en première ligne du changement. Leur parole, leurs choix et leurs actions sont essentiels à toute transformation durable », souligne la Directrice exécutive du CJFLG.
Al Hassan Djigué
