En Marge d’une conférence de presse animée mardi 26 août sous le thème : « Paiement des droits d’auteur : le droit d’exécution publique (2024), le droit de déambulation sonore (2024), le droit de tonalités d’attente téléphoniques allant du 3e trimestre trimestre 2023 au 4e trimestre 2024 », le Directeur général du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA), a décliné le nouveau système de paiement des droits d’auteurs.
« Depuis plusieurs mois, nous travaillons à renforcer le système de gestion collective des droits pour qu’il soit non seulement conformes aux standards internationaux, mais aussi adapter aux réalités de nos créateurs et de nos usagers. La campagne de vulgarisation qui est amorcée aujourd’hui s’inscrit pleinement dans cette dynamique de redevabilité, de responsabilité, de transparence et de refondation. Elle repose donc sur trois axes principaux : le premier est la modernisation des procédures de paiement et de répartition. Désormais, conformément aux principes zéro espèce annoncée par monsieur le chef de cabinet ici si fort, tous les paiements se feront par virement bancaire ou via les plates-formes mobiles agréées. Cette innovation poursuit le Directeur général du BGDA, garantit la traçabilité des opérations, sécurise les fonds des ayants droits et met fin à des pratiques peu orthodoxes. Le deuxième point donc des réformes engagées par le bureau du droit d’auteur, c’est la diversification et l’élargissement des droits recouvrés. Classiquement au nombre de deux, maxis trois droits perçus et répartis au bureau de droit d’auteur depuis la création de cette institution en 1980. Nous passons désormais à 11 lignes identifiées, perceptibles et de janvier à maintenant, nous sommes à sept (7) lignes recouvrées dont les répartitions ont commencé depuis avril. Là où depuis des décennies seules donc ces trois lignes de droits étaient prises en compte, nous dépassons largement le cap aujourd’hui pour la seule volonté de mieux faire et de faire avec la transparence. C’est une avancée majeure qui traduit la volonté d’offrir à chaque créateur, la juste rémunération de l’exploitation de son œuvre, qu’elle soit musicale, littéraire, audiovisuelle ou numérique. Le troisième point des réformes engagées par le BGDA au terme de paiement des droits, c’est la transparence et la redevabilité comme boussole. Aujourd’hui et depuis avril deux mois après la prise de fonction de la nouvelle équipe, les listes provisoires des bénéficiaires ont été communiquées sous tous nos canaux de communication, afficher à la direction générale du BGDA », a déclaré Moussa Fofana, invitant de passage, les artistes à déclarer leurs œuvres et à fournir leurs informations bancaires au BGDA.
« Ces exigences ne sont pas seulement des simples formalités, elles garantissent que chaque fois et que chaque franc collecté correspond effectivement à une œuvre exploitée et à un auteur identifié. Chers créateurs, cette campagne de paiement des droits d’auteur est avant tout la vôtre, elle est le reflet d’une nouvelle ère, une ère de confiance, de justice et des professionnalisations », souligne le Directeur général qui sollicite l’implication de tous les acteurs concernés par ce service.
« Ensemble, nous bâtissons un cadre de coopération où chaque œuvre utilisée, chaque auteur identifié trouve sa place et contribue à la valorisation du patrimoine culturel, artistique du pays », dira Moussa Fofana.
Al DJIGUÉ
