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Paysage politique, projet de nouvelle constitution, DGE… : Mory Kaba (AGN) fait le point sur l’actualité guinéenne (Interview)

Le président du parti Avenir d’une Guinée Nouvelle (AGN), Mory Kaba, a récemment répondu à nos questions lors d’une interview menée avec un reporter d’Enquete224.com. L’homme politique guinéen a abordé plusieurs sujets majeurs de l’actualité nationale. Dans cet entretien, il a analysé les enjeux contemporains du paysage politique guinéen, notamment le projet de nouvelle constitution, la situation de la Direction Générale des Élections (DGE), ainsi que l’état de santé de sa formation politique.

Lisez !

M. le président de l’AGN, Mory Kaba, bonjour.

Mory Kaba, President AGN
Mory Kaba, President AGN

1. Que pensez-vous du paysage politique actuel de la Guinée ?

Le paysage politique guinéen est en pleine mutation. Et cette dynamique doit se traduire par la vitalité démocratique de notre pays. En revanche, il y a des défis, mais ces défis sont aussi des opportunités pour construire un système plus inclusif de tout âge et de tout sexe en plus d’être plus responsable. Je crois que la diversité des idées, ce qui est d’ailleurs le leitmotive de notre parti AGN, peut être une force si nous travaillons à instaurer un dialogue franc et constructif entre les acteurs politiques et ceux de la société civile.

2. Dites-nous comment se porte votre formation politique ?

Notre formation politique, le parti l’Avenir d’une Guinée Nouvelle AGN se porte bien, avec un engagement extraordinairement croissant de jeunes et de femmes qui croient en notre vision. Nous mettons l’accent sur la structuration à la base, la formation citoyenne, l’implantation dans toutes les régions, l’éveil des consciences sur l’intérêt de la politique, des avantages que peuvent nous créer notre sol et notre sous sol, si la gouvernance est plus audacieuse et vertueuse. Par ailleurs notre projet est clair : bâtir une l’avenir d’une Guinée nouvelle où la gouvernance repose sur l’éthique et la morale, la transparence et la compétence. Cette adhésion populaire nous encourage à persévérer en allant vers notre idéal : conquérir et exercer le pouvoir en République de Guinée.

3. Quel regard portez-vous sur le projet de nouvelle constitution ?

Toute réforme constitutionnelle en démocratie libérale comme la nôtre doit viser à renforcer l’État de droit, la séparation des pouvoirs et la protection des libertés. Si ce projet va dans le sens d’une meilleure gouvernance et d’un respect strict des mandats, il mérite d’être examiné avec attention. L’essentiel, c’est qu’il soit le fruit d’un large consensus national et qu’il serve l’intérêt général, à la place des intérêts partisans.

4. Qu’en dites-vous de la gestion des élections par la DGE qui relève du MATD ?

La gestion des élections doit inspirer confiance à tous les acteurs : les autorités administratives, les acteurs politiques, ainsi que la société civile. La DGE a un rôle essentiel à jouer dans la crédibilité du processus. Nous encourageons toute réforme qui permettra de renforcer son indépendance et sa transparence, car la stabilité politique et la paix sociale en dépendent. Si chaque institution fait correctement son travail, la Guinée sortira grandie à la fin de ce processus.

5. Quel est votre mot de la fin ?

Je voudrais inviter tous les Guinéens à rester engagés, pacifiques et optimistes sans jamais se décourager face à ce qui nous appartient à tous : La République de Guinée. Notre pays a un potentiel immense, et chacun de nous a un rôle à jouer pour transformer ce potentiel en prospérité. Avec la compétence, l’intégrité et l’unité, nous pouvons écrire une nouvelle page d’histoire pour la Guinée. Ensemble, faisons de la politique un instrument de développement à travers des propositions des idées nobles et non de division ethnique, tribale, communautaire et religieuse. Surtout, en appelant les chers compatriotes à donner leurs voix à ceux qui peuvent nous sortir du préambule, et non à un parent, un frère, un homme de la communauté dont la seule compétence est : l’émotion, la sensibilité, la peur, le rejet de l’autre dans une société dans laquelle nous sommes obligés de vivre ensemble.

Merci

À moi de vous dire merci

Interview réalisée par Al Hassan Djigué Diallo