Suite au décès soudain de quatre jeunes à Keitayah, en haute banlieue de Conakry, victimes présumées des effets dévastateurs de la drogue appelée « kush », les autorités sécuritaires ont lancé une vaste opération conjointe pour démanteler les réseaux de distribution et de consommation de cette substance.
Dès les premières heures du 25 juin 2025, une force mixte composée de policiers et de gendarmes, déployée à bord d’une quarantaine de véhicules, a investi plusieurs zones sensibles allant de T9 à Kagbelen. L’objectif était d’intervenir sur une dizaine d’endroits identifiés comme des points de trafic et de consommation de la drogue.
Sur place, le coordinateur des Brigades Anti-Criminalité (BAC), accompagné de ses homologues de la gendarmerie, a supervisé l’intervention.
« Après plusieurs heures d’identification et de planification, les descentes ont permis d’arrêter 31 individus, en possession de preuves concrètes », a indiqué le colonel Papa Tolno, chef de la mission.
Les suspects devraient être présentés à la justice dès ce soir, selon les autorités. Lors de l’opération, ont été saisis des quantités de drogue, du matériel de conditionnement, ainsi que quelques billets d’argent provenant, selon eux, de la vente de kush.
Les responsables précisent que cette première phase d’intervention n’est qu’une étape dans une opération de grande envergure. Le dispositif a été coordonné depuis un centre opérationnel sécuritaire, où le directeur régional de la police et le commandant de la région spéciale de la gendarmerie, entourés de leurs équipes techniques, ont suivi les événements en temps réel.
« La sécurité des citoyens est notre priorité. Nous continuerons jusqu’à démanteler tous les réseaux impliqués », a affirmé un officier présent sur les lieux.
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