Bann2 728×90

Kaloum : Cambriolage à la RTG 2, de lourdes pertes matérielles

Un cambriolage d’une rare gravité a frappé les locaux de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne 2 (RTG 2) à Kaloum, entraînant la disparition d’équipements audiovisuels essentiels au bon fonctionnement de la chaîne. Les auteurs de cet acte, toujours non identifiés, ont méthodiquement opéré avant de disparaître avec un butin considérable. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette intrusion.

 

Des malfaiteurs bien organisés

D’après les premiers éléments recueillis, les cambrioleurs auraient forcé l’accès à la régie technique avant de pénétrer dans les installations. Ils ont ensuite brisé une baie vitrée pour accéder au grand plateau de la télévision, où ils ont emporté plusieurs matériels stratégiques.

Oumar Lebon Touré

Oumar Le Bon Touré, responsable technique de la RTG 2, a dressé un inventaire provisoire des pertes :

Quatre caméras numériques

Douze micros HF

Un mélangeur vidéo

La commande des caméras robots

Une mallette technique

 

« La console a été laissée dans le couloir, probablement par manque de temps », précise-t-il, avertissant que la chaîne pourrait être contrainte à un congé technique si des solutions rapides ne sont pas trouvées.

 

Une sécurité en question

Le vol a été découvert suite à l’appel du responsable du matériel. Sur place, l’équipe technique a constaté l’ampleur des dégâts. Selon le protocole habituel, après le journal de 20 heures, une programmation automatique assure la diffusion des émissions nocturnes, et les clés des locaux sont confiées à la gendarmerie voisine entre 20h30 et 21h. Les bâtiments restent ainsi sans surveillance humaine jusqu’au lendemain matin.

 

Cette organisation soulève aujourd’hui de sérieuses interrogations sur la sécurité d’un site aussi stratégique.

Réaction officielle et inquiétudes

À son arrivée sur les lieux, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Fana Soumah, s’est abstenu de tout commentaire face aux journalistes, visiblement marqué par l’ampleur des dégâts.

 

Dans les couloirs de la RTG 2, les employés ne cachent pas leur embarras. Beaucoup estiment que cette situation résulte d’une longue période de léthargie dans la gestion et la sécurisation des installations, malgré les efforts récents du ministre pour relancer l’audiovisuel public.

 

Une enquête déterminante

Au-delà de la perte matérielle, ce cambriolage met en lumière la vulnérabilité d’un patrimoine audiovisuel stratégique. Les investigations devront établir les circonstances exactes de l’intrusion, identifier les failles du dispositif de sécurité et déterminer les responsabilités.

 

Pour la RTG 2, l’urgence est désormais de renforcer la protection des installations, évaluer les pertes et retrouver les équipements dérobés.

 

DJIGUÉ