À Lélouma, préfecture de Labé, la crise du manque d’enseignants paralyse le système éducatif. Plus de 550 postes sont vacants, entraînant la fermeture de deux écoles primaires et privant plus de 500 élèves de première année d’accès à l’école.

Mamadou Oury Diallo, directeur préfectoral de l’éducation par intérim, a détaillé le déficit et ses conséquences. Sur les 237 écoles élémentaires de la préfecture, 855 groupes pédagogiques ne sont couverts que par 395 enseignants titulaires. Il faudrait donc 460 enseignants supplémentaires pour assurer un enseignant par classe au primaire, et 96 autres au secondaire. Les écoles primaires de Hakkou Pellé à Sagalé et de Yambou à Linsan sont actuellement fermées.
La pénurie touche également les élèves de première année, avec plus de 560 enfants inscrits mais non scolarisés depuis l’année dernière, répartis sur les 11 communes rurales de la préfecture. Le nombre exact d’enfants scolarisables reste à déterminer.
Au secondaire, le manque d’enseignants est tout aussi préoccupant. Le collège-lycée de Diountou, par exemple, est dépourvu de professeur de mathématiques, et aucun enseignant de géologie n’est disponible dans les lycées, malgré l’enseignement des sciences expérimentales. Pour pallier ce manque, les enseignants sont invités à être polyvalents, cumulant plusieurs matières. Cependant, cette solution n’est pas toujours viable.
Mamadou Oury Diallo a rappelé le projet de recrutement de 6 000 enseignants par l’État, mais s’inquiète de l’insuffisance de ce nombre. Il propose que l’État prenne en charge des contractuels d’État, dont le salaire pourrait financer quatre contractuels, permettant ainsi à toutes les écoles de Lélouma de fonctionner.
Avec Guineematin.com
