Les audiences prévues ce mercredi 14 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ont été ajournées. Les dossiers concernant l’ancien ministre Albert Damantang Camara et l’ex-président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, sont désormais renvoyés au 21 octobre prochain. Selon le président de la chambre de jugement, ce report est lié à une session de formation programmée.
Des affaires au cœur de l’actualité judiciaire
Ces deux dossiers restent particulièrement suivis, à la fois pour les fonctions occupées par les prévenus et pour les sommes astronomiques évoquées dans les procédures. Ce nouveau renvoi reporte d’une semaine l’examen de deux affaires emblématiques de la lutte contre la corruption en Guinée.
Albert Damantang Camara : une procédure contestée
Ancien ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Albert Damantang Camara est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics. Les montants en cause dépasseraient 222 milliards de francs guinéens dans un premier volet et 17,3 milliards dans un second, pour des faits survenus entre 2011 et 2021, période durant laquelle il a également dirigé le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.
Mais au-delà des chiffres, l’affaire est marquée par des contestations sur la régularité de la procédure. Le 20 mai dernier, ses avocats ont mis en cause la composition de la chambre, estimant qu’elle ne garantissait pas toutes les conditions d’impartialité pour un procès équitable. Ces objections ont poussé la juridiction initiale à se dessaisir du dossier, ouvrant un nouvel épisode judiciaire. Le renvoi au 21 octobre relance l’attente autour d’une affaire déjà complexe.
Mohamed Lamine Bangoura : un verdict encore suspendu
Pour Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle, la procédure concerne la gestion de la subvention annuelle de l’institution, estimée à 20 milliards de francs guinéens. La décision, initialement attendue le 27 juillet 2026, avait déjà été reportée.
Le parquet a requis dix ans de prison ferme, une amende de 50 milliards de francs guinéens, la confiscation de l’ensemble de ses biens au profit de l’État et la prise en charge de ces derniers par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC). La décision finale, désormais attendue le 21 octobre, déterminera si ces réquisitions seront suivies.
Un calendrier judiciaire chargé
Le report des audiences à la semaine prochaine maintient ces affaires sous les projecteurs. Le 21 octobre sera une date clé pour les deux dossiers, même si le déroulement des audiences et l’issue des procédures restent incertains et dépendront de l’évolution judiciaire propre à chaque affaire.
Al Hassan
