Le tribunal de première instance de Dixinn a rendu son verdict le lundi 12 octobre 2025 dans une affaire de détention et de consommation de chicha. Treize individus étaient poursuivis, mais seuls sept d’entre eux ont été reconnus coupables et condamnés à une amende de 500 000 francs guinéens chacun.
DJIGUÉ
Lors de l’audience correctionnelle, les prévenus ont dans un premier temps nié les accusations. Parmi eux, Sira Fofana, élève en 12e année, a affirmé ne plus fumer de chicha malgré avoir été arrêtée avec une pipe. Mafering Keïta, couturière, a expliqué avoir été interpellée lors d’un anniversaire, tandis que Mariam Sony Camara, serveuse, a reconnu sa présence dans un lounge sans consommer de chicha. D’autres prévenus, tels que Sany Bangoura et Amadou Bailo Bah, ont également rejeté les accusations, affirmant qu’ils ne participaient pas à cette pratique.
Au fil des interrogatoires, certains ont admis leur passé de consommateurs ou la présence d’accessoires sur les lieux. Les saisies incluaient des pipes à chicha, des machines et des arômes, retrouvés notamment dans des lounges et des magasins attenants.
Dans ses réquisitions, la procureure a demandé la relaxe de Fodé Aly Oularé, Mohamed Soumah et Abdoulaye Condé pour délit non constitué, et la condamnation des autres prévenus à des amendes comprises entre 500 000 et deux millions de francs guinéens.
Finalement, le tribunal a relaxé Fodé Aly Oularé, Mohamed Soumah, Sony Bangoura, Mafering Keïta et Abdoulaye Condé. En revanche, Amadou Bailo Bah, Ousmane Tolo Soumah, Habib Diallo, Mohamed Bangoura, Moussa Camara, Sira Fofana et Lancinet Kanté ont été jugés coupables et condamnés à payer chacun 500 000 GNF d’amende.
