La Guinée sera représentée au sein de la cohorte LEAD 2026 de l’Africa CEO Forum par N’Faly Sylla, Conseiller principal du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Une sélection qui vient mettre en lumière un parcours construit à la croisée du management, de l’investissement, de l’action publique et de la transformation numérique.
À l’heure où l’Afrique cherche à accélérer sa transformation économique et numérique, la question du leadership public prend une importance croissante. C’est dans ce contexte que s’inscrit la sélection de N’Faly Sylla au sein de la cohorte LEAD 2026, l’initiative de l’Africa CEO Forum dédiée à l’émergence d’une nouvelle génération de décideurs publics africains.
Pour cette deuxième cohorte, LEAD réunit 50 hauts responsables publics engagés dans la conception et la mise en œuvre des politiques économiques et sociales du continent. Le programme entend renforcer leurs capacités, favoriser le partage d’expériences et créer une communauté de dirigeants capables d’accompagner les transformations profondes de leurs États.
Une reconnaissance qui dépasse le cadre national
La sélection de N’Faly Sylla ne constitue donc pas une simple distinction individuelle. Elle inscrit un cadre guinéen dans un réseau continental de décideurs appelés à réfléchir aux grands enjeux de gouvernance, de transformation de l’État, d’innovation et de développement.
Son profil trouve naturellement sa place dans cette dynamique.
Titulaire d’une licence en gestion des affaires internationales de l’Université du Delaware et d’un MBA de Florida International University, N’Faly Sylla dispose de plus d’une décennie d’expérience professionnelle dans les domaines du management, des finances, de l’investissement et de l’action publique.
Avant de rejoindre le département chargé du numérique, il a notamment exercé au ministère des Mines et de la Géologie comme assistant technique chargé du suivi des investissements. En décembre 2021, il est nommé Chef de Cabinet du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, fonction dans laquelle il sera ensuite confirmé. Le bulletin institutionnel du ministère souligne alors son rôle dans la modernisation des services numériques et la promotion de l’inclusion digitale.
Aujourd’hui Conseiller principal auprès du ministre Mourana Soumah, il évolue au cœur d’un département dont les missions touchent directement aux grands chantiers de transformation de la Guinée.
Le numérique comme levier de transformation
Ces dernières années, son parcours s’est progressivement rapproché des enjeux liés à la transformation numérique, à l’innovation et à la construction d’un écosystème technologique national.
Dans ses prises de parole récentes, N’Faly Sylla défend notamment l’idée que la Guinée doit considérer le numérique non comme un secteur secondaire, mais comme un véritable levier de transformation économique.
Cette approche apparaît également dans ses réflexions sur les expériences africaines en matière de technopoles et d’innovation. À propos d’une mission d’étude à Konza Technopolis au Kenya, il soulignait récemment la nécessité pour la Guinée de s’inspirer des expériences internationales afin de construire un véritable écosystème national de l’innovation.
Cette vision rejoint les ambitions portées par le nouveau Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, notamment autour des infrastructures numériques, de l’innovation, des compétences, de la souveraineté numérique et de l’intégration régionale.
LEAD 2026, un espace pour penser l’action publique autrement
C’est précisément sur ce terrain que la sélection de N’Faly Sylla prend tout son sens.
LEAD ne se limite pas à un programme de formation. L’initiative de l’Africa CEO Forum cherche à constituer une communauté de hauts responsables publics capables de moderniser l’action de l’État et d’accompagner les mutations économiques et technologiques du continent.
Lors de l’Africa CEO Forum 2026 à Kigali, les échanges consacrés à LEAD ont d’ailleurs placé au centre des débats la question des infrastructures numériques publiques africaines, de leur développement, de leur gouvernance et de leur capacité à soutenir l’innovation locale.
Pour un responsable impliqué dans les questions numériques en Guinée, cette dimension est particulièrement stratégique.
Sa participation à cette cohorte lui offre ainsi l’opportunité de confronter l’expérience guinéenne à celles d’autres pays africains, d’échanger avec des décideurs confrontés à des problématiques similaires et de renforcer un réseau continental autour des politiques publiques, du numérique et de l’innovation.
Une sélection qui intervient à un moment stratégique pour la Guinée
Cette reconnaissance intervient également dans un contexte où la Guinée cherche à accélérer sa transformation économique et numérique.
Les ambitions liées à Simandou 2040, au développement des infrastructures numériques, à l’innovation et à la modernisation de l’administration nécessitent de plus en plus de cadres capables de faire le lien entre vision stratégique, politiques publiques et mise en œuvre opérationnelle.
C’est précisément cette culture de l’exécution qui caractérise le parcours de N’Faly Sylla.
Dans une publication récente, il résumait cette philosophie par une formule révélatrice : « Servir son pays, c’est transformer les défis en opportunités et les ambitions en résultats. » Il y défend également une approche fondée sur les infrastructures, l’innovation, les compétences, la souveraineté numérique et l’intégration régionale.
Un parcours désormais inscrit dans une dynamique continentale
De ses premières responsabilités dans le suivi des investissements à ses fonctions actuelles au sein du département chargé de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, N’Faly Sylla a progressivement construit un profil à l’intersection du secteur privé, de l’administration publique et de la transformation numérique.
Sa sélection au sein de LEAD 2026 vient désormais donner une dimension continentale à cette trajectoire.
Elle témoigne surtout de l’intérêt croissant porté aux profils africains capables de contribuer à la modernisation des institutions et à la transformation des économies du continent.
Pour la Guinée, cette présence au sein d’une cohorte réunissant 50 décideurs publics africains représente également une opportunité de faire entendre sa vision et ses priorités dans un espace où se dessinent les nouveaux modèles de gouvernance et de développement du continent.
Au-delà du parcours individuel de N’Faly Sylla, cette sélection raconte ainsi quelque chose de plus large : la montée en puissance d’une génération de cadres africains qui veulent passer de la réflexion à l’action, de la stratégie aux résultats, et faire de la transformation numérique un véritable instrument de développement.
