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TPI Dixinn : 12 mois d’emprisonnement requis contre Bella Bah, le verdict attendu le 19 août

Au tribunal de première instance de Dixinn, le procès d’Abourahmane Bella Bah, alias Bella Bah, s’est achevé ce lundi 17 août 2026.  Après avoir entendu les explications du prévenu, les observations des parties et examiné le procès-verbal de l’imam Elhadj Mamadou Saliou Camara, le président du tribunal, Mohamed Sangaré, a clos les débats.  L’imam, qui n’a pas souhaité se constituer partie civile, a été entendu.

 

Le substitut du procureur, Oumar Diallo, a reconnu la liberté d’expression de l’imam, mais a estimé que les publications de Bella Bah dépassaient la simple critique.  Il a notamment pointé du doigt les qualificatifs utilisés à l’encontre de l’imam, qualifié de « corrompu, malhonnête et manipulateur », et a considéré que ces propos pouvaient provoquer des tensions et porter atteinte à l’ordre public.  Le ministère public a donc requis la culpabilité de Bella Bah et une peine à la hauteur de la gravité des faits, évoquant un « trouble exceptionnel à l’ordre public ».  S’appuyant sur les lois relatives à la cybersécurité, douze mois d’emprisonnement ont été demandés.

 

La défense, représentée par Me Alseny Aissatou Diallo, a vivement contesté cette demande.  Profondément affecté par les réquisitions, l’avocat a rappelé que son client reconnaissait sa faute et était dans une démarche de repentance.  Il a également souligné le pardon accordé par l’imam et son appel à l’indulgence, demandant même la clémence du ministère public.  Me Diallo a décrit Bella Bah comme un citoyen sans antécédents et un éducateur investi dans des initiatives sociales.  Il a reconnu une erreur de la part de son client, tout en mettant en avant ses regrets et sa volonté d’apprendre de cet épisode.  L’avocat a finalement plaidé pour l’acquittement, demandant à titre subsidiaire des circonstances atténuantes et, en cas de condamnation, un sursis. Le verdict est attendu le 19 août.

Al Hassan