Suite au décès de Mamadou Djouma Bah, jeune lycéen condamné à un mois de prison ferme pour fraude aux examens et incarcéré à la maison centrale de Kindia, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, a tenu à s’exprimer afin de démentir les rumeurs et apporter des précisions. Il a notamment révélé que Mamadou Djouma Bah souffrait de rhumatismes avant son incarcération et a confirmé qu’il n’était pas décédé en prison.
« Mamadou Djouma Bah faisait partie des personnes condamnées pour fraude aux examens. Malheureusement, il est décédé des suites d’une maladie appelée rhumatisme. Il n’est pas décédé en prison. Dès que le régisseur de la maison centrale m’a informé de la dégradation de son état de santé, il a été conduit à deux reprises à l’hôpital régional de Kindia. Comme son état ne s’améliorait pas, j’ai demandé qu’il soit remis à ses parents afin qu’ils poursuivent sa prise en charge. Ce sont eux qui l’ont conduit auprès de son médecin traitant, où il est malheureusement décédé », a expliqué Mamadou Bhoye Diallo.
Le procureur a également indiqué que les proches du défunt avaient signalé que ce dernier souffrait de rhumatismes depuis son séjour à Dalaba, ce qui avait motivé son transfert à Kindia pour y recevoir des soins. Il a exprimé sa compassion à la famille endeuillée : « Nous sommes profondément attristés par cette disparition. Personne ne souhaite la mort de son prochain. Nous aurions préféré qu’il purge sa peine, retrouve sa liberté et poursuive normalement ses études ».
Mamadou Bhoye Diallo a rappelé que le parquet est tenu de respecter les décisions de justice, face aux critiques concernant la condamnation des candidats impliqués dans l’affaire de fraude aux examens.
« Je suis soumis à la décision de justice. En ma qualité de magistrat, je ne peux pas critiquer une décision rendue par une juridiction. Le juge est indépendant et nous nous en remettons à sa sagesse. Le parquet n’a pas relevé appel, car nous avons estimé que la peine prononcée correspondait au minimum prévu par la loi. Certains estiment qu’elle est sévère, mais nous avons considéré qu’il n’y avait pas lieu de la contester », a-t-il conclu.
Al DJIGUÉ
