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Forécariah : condamnations pour fraude au baccalauréat

Le Tribunal de première instance de Forécariah a rendu ses verdicts jeudi 9 juillet 2026 dans une affaire de fraude présumée au baccalauréat unique. Treize personnes, dont onze enseignants et deux administrateurs de groupes WhatsApp, étaient jugées pour fraude et complicité lors des épreuves dans la préfecture.  Si plusieurs prévenus ont été condamnés, d’autres ont été relaxés faute de preuves suffisantes.

 

L’audience a débuté vers 14 heures, avec la comparution des treize prévenus en deux groupes distincts devant le tribunal correctionnel présidé par le juge Oumar Kadiatou Sylla. Le premier groupe, composé de sept personnes (deux administrateurs de groupes WhatsApp et cinq enseignants), et le second, de six enseignants, ont été entendus.

 

Le ministère public a exposé les faits reprochés aux prévenus avant que chacun ne soit interrogé. Les magistrats ont ensuite examiné le dossier et les arguments du parquet et de la défense.  Selon les accusations, les membres du premier groupe, dont des chefs de centre et des secrétaires, auraient perçu des sommes d’argent de responsables d’établissements scolaires pour faciliter la fraude pendant les examens.  Ils étaient également poursuivis pour substitution de candidats et de surveillants, ainsi que pour leur implication dans la création et l’animation d’un groupe WhatsApp servant à organiser ou faciliter la fraude.

 

Le tribunal a prononcé plusieurs condamnations pour ce premier groupe. Elhadj Lansana Traoré a été reconnu coupable de substitution de candidat et condamné à 10 mois d’emprisonnement avec sursis simple et à une amende de deux millions de francs guinéens, compte tenu de son état de santé.  Les enseignants Issiaga Fodé Bangoura, Mohamed Lamine Sylla, Mamadou Zoumanigui et Mohamed Salifou Touré ont été condamnés à 11 mois d’emprisonnement, dont 10 mois avec sursis, et à une amende de deux millions de francs guinéens chacun. Pé Yelipé Gbamy, présenté comme le créateur du groupe WhatsApp, a été condamné à 12 mois d’emprisonnement, dont 10 mois avec sursis simple.  Abdourahamane Bangoura a été relaxé, le tribunal estimant les faits insuffisamment établis.

 

Concernant le second groupe de six enseignants, tous ont contesté les accusations, sauf un qui a reconnu les faits.  Le tribunal a estimé les preuves insuffisantes contre cinq des six prévenus, qui ont donc été relaxés. Le sixième prévenu a été condamné à 10 mois dont 15 jours ferme et à une amende de 3 millions de francs guinéens.

 

Cette affaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la fraude aux examens nationaux en Guinée. Depuis le début des examens nationaux session 2026, les autorités éducatives et judiciaires multiplient les contrôles et les poursuites pour préserver la crédibilité de ces évaluations et du système éducatif guinéen.

Avec Guineematin