Le parquet de la Cour anti-corruption a annoncé une enquête préliminaire d’envergure pour « atteinte grave et massive à l’environnement et à la santé publique ».
Cette procédure vise un vaste réseau de destruction écologique et de spéculation foncière illégale présumée au sein du grand Conakry et de plusieurs préfectures environnantes. L’enquête, annoncée par le procureur spécial Alphonse Charles Wright le 2 juillet 2026, fait suite à des dénonciations reçues le 1er juillet 2026 et à plusieurs signalements concernant des pratiques dévastatrices telles que la destruction des mangroves, l’occupation anarchique des bras de mer et du domaine maritime de l’État, la dégradation des plaines cultivables et le déversement de produits toxiques. Ces actes auraient été facilités par la complicité de cadres de l’administration publique en charge de l’environnement, de l’urbanisme et de l’habitat. L’enquête concerne une zone géographique étendue, touchant de nombreux quartiers et localités, notamment : Yimbaya Faban, Matoto centre, Sangoyah, Kissosso, Entag, Tombolia N’Tapan, Dabompa, Lansanayah, Kountia, Kobayah, Sonfonia, Kagbélén, Dubréka, Coyah, Forécariah, Boké et Boffa.

