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Guinée : Adoption du volet Dépenses du PLFR 2026 par l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a validé, le samedi 7 novembre 2026, en séance plénière, le volet Dépenses du Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026. Présenté par N’Gouamou Fabara Koné, rapporteur général de la Commission des Affaires économiques et financières, du Plan et de la Coopération, ce rapport conclut les travaux parlementaires tenus du 1er au 5 novembre.

 

Des dépenses en progression

Les dépenses de l’État pour 2026 s’élèvent désormais à 67 925,87 milliards GNF, contre 64 181,37 milliards GNF initialement, soit une hausse de 5,83 %. Cette augmentation résulte principalement de l’ajustement des dépenses courantes (+18,06 %), qui atteignent 41 954,40 milliards GNF, tirées par :

Les dépenses de transfert en forte hausse (+66,84 %), incluant la compensation des pertes de recettes pétrolières (4 576,7 milliards GNF) pour maintenir le prix du carburant à 12 000 GNF, et une provision de 913 milliards GNF pour la stabilisation des hydrocarbures.

Les dépenses de personnel qui passent à 12 629,84 milliards GNF (+1,02 %), intégrant 250 milliards GNF de primes pour la Direction générale des impôts et la prise en charge de 939 nouveaux agents de police à partir d’août 2026.

Les dépenses de biens et services fixées à 9 659,67 milliards GNF (+9,98 %), incluant 367,15 milliards GNF pour les élections législatives et communales.

 

En revanche, les charges financières de la dette reculent de 19,48 %, pour s’établir à 3 836,58 milliards GNF, grâce à une actualisation des échéanciers de paiement.

 

Baisse des investissements et déficit contenu

Les dépenses d’investissement sont revues à la baisse, à 23 562,27 milliards GNF (-10,13 %), reflétant le report à 2027 de certains projets jugés insuffisamment matures. Elles se répartissent entre :

20 015,98 milliards GNF pour les projets ;

3 546,28 milliards GNF pour les investissements hors projets, incluant le Fonds d’entretien routier et divers équipements publics.

 

Les Budgets d’affectation spéciale (BAS) s’établissent à 2 409,20 milliards GNF (-0,70 %), répartis entre :

FNDL : 1 114,44 milliards GNF,

FODECCON : 708,26 milliards GNF,

FIM : 371,48 milliards GNF,

FCE : 215,02 milliards GNF.

 

Le déficit budgétaire global s’établit à 7 861,40 milliards GNF (2,01 % du PIB), légèrement inférieur au taux initial de 2,07 %. Il sera couvert par des financements intérieurs et extérieurs.

 

L’alignement sur le programme Simandou 2040

Le PLFR 2026 se conforme au Programme Simandou 2040, adopté par la loi-plan du 5 mars 2026. Sur 339 projets identifiés, 176 figurent dans ce collectif budgétaire pour 10 137,65 milliards GNF, représentant 43,61 % des investissements de l’État, avec un taux d’alignement des projets de 52 %.

 

Amendements parlementaires ciblés

La commission a introduit plusieurs ajustements pour répondre aux priorités sectorielles :

Éducation et enseignement supérieur : 40 milliards GNF pour l’Université Gamal Abdel Nasser et 24,3 milliards GNF pour l’Université de Sonfonia.

Industrie et PME : 15 milliards GNF pour des centres régionaux d’appui aux PME et 6 milliards GNF pour le Fonds de développement industriel.

Développement et sécurité : 6,425 milliards GNF pour le SNAPE (camions-citernes), 15 milliards GNF pour le concours de la Fonction publique, et des crédits renforcés pour le contrôle minier et les équipements judiciaires.

 

Ce PLFR 2026 traduit un effort d’équilibre entre soutien à la consommation publique, rationalisation des investissements et respect des priorités stratégiques définies par le programme Simandou 2040.