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CRIEF : Reprise des audiences et renvoi d’une affaire majeure au 26 octobre 2026

Après les deux mois de vacances judiciaires, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a repris ses travaux avec l’examen de deux dossiers importants. L’un d’eux oppose l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, à neuf prévenus, dont plusieurs hauts cadres du ministère des Mines et de la Géologie : Bachir Camara, Saïdou Sampil, Karamoko Soumah, Mamady Traoré, Moussa Nimaga, Karim El Gahawi, Lamine Touré, Jeef Couss et Douglass Ross.

 

Ces derniers sont poursuivis pour des faits présumés de corruption dans les secteurs public et privé, d’atteinte à l’environnement, d’association de malfaiteurs et de complicité. L’affaire trouve son origine dans le chavirement d’un navire de la compagnie Bel Air Mining en 2023, entraînant le déversement présumé de 7 502 tonnes métriques de minerai en mer. Selon le dossier, l’entreprise aurait été sommée de payer une amende de 20 milliards de francs guinéens.

 

Une mission d’inspection, conduite par l’inspecteur général des Mines et de la Géologie, avait été envoyée sur le terrain pour dresser un rapport sur les faits et suivre la procédure. Mais la gestion des fonds liés à l’amende présumée a soulevé des interrogations : au lieu d’être versée directement au Trésor public, la somme aurait transité par la Banque centrale de la République de Guinée, un point que la justice entend éclaircir.

 

Lors de l’audience, certains prévenus étaient absents, dont Karamoko Soumah, annoncé en mission à l’étranger pour représenter le ministre des Mines. La défense a demandé un renvoi afin de garantir la présence de tous les mis en cause, une demande contestée par la partie civile qui estimait que l’absence d’un seul prévenu ne justifiait pas le report.

 

Après avoir entendu les arguments des deux parties, la Cour a finalement décidé de renvoyer l’affaire au 26 octobre 2026. À cette date, tous les prévenus sont attendus devant la chambre de jugement de la CRIEF pour la poursuite de l’examen des faits.

 

Le dossier demeure donc pendant, et la prochaine audience sera décisive pour éclaircir les responsabilités dans ce scandale aux enjeux économiques et environnementaux majeurs.

DJIGUÉ