Suite à l’annonce par Aboubacar Camara, secrétaire général de l’Assemblée nationale, de la suspension du bureau de la Section syndicale de l’Administration parlementaire le 31 août 2026, Ismaël Gassim Kalissa, son premier responsable, a réagi avec stupeur et inquiétude juridique. Il conteste fermement cette décision, la qualifiant d’immixtion patronale flagrante dans les affaires syndicales.
M. Kalissa affirme que le secrétaire général n’a aucun pouvoir pour suspendre ou dissoudre une organisation syndicale, s’appuyant sur le droit social et les conventions n°87 et n°98 de l’OIT sur la liberté syndicale. Il considère cette décision comme une atteinte à ces droits.
Concernant l’expiration du mandat du bureau, la section syndicale estime que l’administration parlementaire aurait dû informer la centrale syndicale, l’USTG, pour régulariser la situation. Elle dénonce une voie de fait administrative au lieu d’une démarche légale.
M. Kalissa rejette les accusations de politisation, affirmant la neutralité des membres du bureau et retournant l’accusation contre le secrétaire général, lui reprochant d’avoir mélangé fonctions administratives et engagement politique par le passé.
Le syndicat invoque également les précédents de dialogue social, soulignant que l’administration parlementaire a sollicité le bureau syndical entre 2025 et 2026, ce qui contredirait l’argument de l’expiration du mandat depuis 2024. Ces échanges auraient contribué à la signature du statut particulier du personnel parlementaire.
Malgré la suspension, l’USTAP maintient son congrès de renouvellement prévu le 9 septembre 2026 à 10 heures dans la salle du 28 Septembre, conformément à un courrier officiel de l’USTG. La section syndicale prévoit de saisir la justice pour prévenir toute entrave au processus. M. Kalissa annonce que le bureau syndical prendra des mesures légales pour garantir la tenue de cet événement démocratique.
Al Hassan
