Ces deux anciens Premiers ministres guinéens vivent actuellement loin de leur pays natal. L’un a vu l’un de ses domiciles à Dixinn vandalisé, tandis que l’autre a dû quitter sa résidence de la minière. Face à cette situation délicate, Ousmane Gaoual Diallo a été interrogé, lundi 27 juillet, lors d’une conférence de presse, sur les absences prolongées de ces figures influentes de la scène politique guinéenne. Sans hésiter, il a nié toute imposition d’un exil politique par le pouvoir actuel de Conakry. Il a affirmé que ces responsables étaient libres de rentrer en Guinée et que les éventuelles procédures judiciaires en cours ne constituaient pas une interdiction de retour. Il a ajouté que certaines personnes choisissaient volontairement l’exil politique et qu’il n’existait aucune disposition légale empêchant quiconque de rentrer en Guinée.
Le porte-parole du Gouvernement a tenu à préciser que le retour d’un citoyen en Guinée n’empêche pas la justice de l’entendre si elle estime nécessaire de le questionner dans le cadre d’une procédure. Il a insisté sur le fait qu’un tel interrogatoire ne constitue pas un exil, car la personne concernée n’est pas interdite de séjour.
Le ministre a ensuite souligné la différence entre une interdiction de retour et la crainte d’éventuelles poursuites judiciaires. Il a affirmé qu’il n’existe actuellement aucune disposition interdisant à quiconque de rentrer en Guinée. Il a insisté sur le fait que la simple crainte d’être interpellé par la justice ne justifie pas une déclaration d’exil.
Enfin, Ousmane Gaoual Diallo a exhorté les responsables politiques à assumer leurs positions devant leurs militants et l’opinion publique. Il a rappelé que la défense d’opinions politiques implique une responsabilité individuelle, car les citoyens qui suivent et croient en ces idées comptent sur leurs dirigeants.
Ces déclarations interviennent alors que la fin de la transition relance le débat sur le retour en Guinée de plusieurs figures de l’opposition vivant à l’étranger, notamment Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, dont l’avenir politique est régulièrement sujet à spéculation.
Al Hassan
