Le conflit entre le ministère de l’Éducation nationale, de l’alphabétisation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et le Syndicat national de l’éducation (SNE) s’intensifie. Cette controverse, née des accusations de fraude lors des examens nationaux de la session 2026 et du retard dans le paiement des primes aux acteurs impliqués dans leur organisation, prend une nouvelle tournure.
Mohamed Ansa Diawara, porte-parole du ministère, a démenti les déclarations du Secrétaire général du SNE. Il a affirmé que toutes les primes avaient été versées, à l’exception de celles concernant la surveillance du baccalauréat unique, dont le paiement est prévu le vendredi 17 juillet 2026. Il a également annoncé l’ouverture d’enquêtes sur les cas de fraude évoqués par Michel Pepé Balamou.
« Des enquêtes sont en cours pour traduire en justice toute personne impliquée dans la fraude. Le procureur de la République a également été saisi pour dénonciation calomnieuse contre les hauts cadres du ministère. Le ministère restera inflexible face à toute tentative de discréditer notre système éducatif », a déclaré le porte-parole du Ministère de l’Education nationale.
En réponse, le Bureau exécutif du Syndicat national de l’Éducation (SNE) s’est réuni en session extraordinaire le 18 juillet à son siège. Son porte-parole, Aboubacar Diesto Camara, a rejeté les déclarations du ministère. Le syndicat affirme que plusieurs catégories d’intervenants n’ont toujours pas reçu leurs indemnités.
« Le SNE rappelle à l’opinion publique que plusieurs primes restent impayées. Il s’agit notamment des primes du secrétariat du BEPC, des correcteurs du BEPC, des délégués du baccalauréat unique, des superviseurs et coordonnateurs nationaux, des membres des jurys et des commissions de centralisation des notes. Pour l’enseignement technique et la formation professionnelle, les primes de surveillance, de correction, du secrétariat et des délégués sont également impayées », a déclaré le syndicat.
Le porte-parole du Ministère de l’Education national a mis en cause le secrétaire général, Michel Pépé Balamou.
L’organisation syndicale accuse Mohamed Ansa Diawara de pointer du doigt leur secrétaire général pour avoir dénoncé des dysfonctionnements bien réels et connus de tous.
Le ministère brandit des menaces de poursuites judiciaires, mais le SNE reste inflexible dans sa lutte contre les antivaleurs qui sapent le système éducatif guinéen, comme l’affirme son porte-parole.
Le SNE fournit des explications et exige le paiement immédiat de toutes les primes dues aux différents acteurs des examens nationaux.
Face à ces dysfonctionnements, le SNE dément fermement les propos du porte-parole du ministère de l’Éducation nationale et exhorte les autorités responsables de l’organisation des examens nationaux à procéder sans délai au paiement des primes dues. À défaut, le SNE n’hésitera pas à user de tous les moyens légaux à sa disposition pour obtenir réparation.
Cette nouvelle confrontation entre le ministère et le principal syndicat du secteur laisse présager une escalade des tensions. Accusations de fraude, menaces de poursuites judiciaires et revendications salariales contribuent à un climat particulièrement tendu à l’approche de la fin des opérations liées aux examens nationaux.
Al Hassan DJIGUÉ
