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Siguiri : le corps d’un jeune d’une vingtaine d’années retrouvé dans des circonstances floues

À Fatoya, dans la sous-préfecture de Kintinian, préfecture de Siguiri, le corps d’un jeune homme d’une vingtaine d’années a été retrouvé dans des circonstances troubles. Ali Diawara, un cultivateur célibataire de 29 ans, s’était rendu sur le site pour la recherche de l’or.  Son corps a été découvert dans une retenue d’eau utilisée par les femmes pour le lavage du gravier.  La profondeur de l’eau, selon les observateurs, ne semble pas suffisante pour expliquer à elle seule ce drame. La gendarmerie a été informée de cette découverte mardi matin, vers 10h, comme l’a confirmé le Dr Abdoulaye Bâchir Condé, médecin d’appui aux Urgences Médico-Chirurgicales de l’Hôpital Préfectoral de Siguiri.

Vers 10 heures, la gendarmerie a été alertée de la découverte d’un corps dans l’eau où les femmes lavent leur gravier. Ce lieu, appelé « dousso » en malinké, est aménagé par les femmes qui creusent un petit espace pour contenir l’eau et empêcher qu’elle ne s’écoule. Elles lavent ensuite le gravier dans cette eau stagnante.  Habituellement, la profondeur de l’eau varie, atteignant parfois la hanche, mais à Fatoya, ce jour-là, elle n’arrivait qu’au niveau des genoux ou des mollets.  Malheureusement, le corps d’un homme de 29 ans a été retrouvé dans cette eau peu profonde, ce qui soulève de vives inquiétudes.

 

Le médecin légiste, Dr. Abdoulaye Bassirou Condé (Dr. ABC), estime qu’une telle situation ne peut conduire à la mort que dans des circonstances particulières.  « Par exemple, si la victime souffre d’une maladie ou d’épilepsie et se trouve seule, il est possible qu’elle reste dans l’eau. Cependant, il est hautement improbable qu’un homme de 29 ans puisse se noyer dans une eau aussi peu profonde », explique-t-il.  Dr. ABC révèle ensuite que plusieurs indices préoccupants ont été découverts sur le corps du défunt.

 

« Lors de l’examen du corps, nous avons constaté une épistaxis, c’est-à-dire un écoulement de sang par les narines, ainsi qu’une otorragie, c’est-à-dire un saignement par les oreilles. Ces signes sont généralement associés à des fractures. De plus, une lésion contuse a été observée au niveau du front, suggérant un coup porté à la tête avec un objet contondant », indique Dr. ABC.  Une enquête a été ouverte sur instruction du procureur afin de déterminer les circonstances de ce décès.

En attendant la conclusion de l’enquête, cette disparition tragique continue de bouleverser et d’inquiéter les populations de Fatoya et des environs.

Al DJIGUÉ