Le parquet a requis dix ans de prison ferme et un mandat d’arrêt contre Oyé Guilavogui, ancien ministre de l’Environnement et du Développement durable, lors du procès qui s’est tenu ce mercredi 10 juin devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Accusé de détournement de fonds publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, il aurait causé un préjudice de 213 milliards de francs guinéens à l’État, selon le ministère public.
Le substitut du procureur spécial a mis l’accent sur l’importance du patrimoine du prévenu, composé de biens immobiliers et d’exploitations agricoles. Il a donc demandé une peine de dix ans de prison ferme, une amende de 50 milliards de francs guinéens et la délivrance d’un mandat d’arrêt.
La partie civile a quant à elle demandé que le jugement soit considéré comme contradictoire. Le verdict est attendu le 1er juillet prochain. L’ancien membre du gouvernement est également accusé de complicité et fait l’objet d’une demande de mandat d’arrêt du ministère public. Si la partie civile a choisi de déposer des conclusions écrites, Maître Pépé Antoine Lamah, représentant l’Agent judiciaire de l’État, a, au cours de l’audience souligner le caractère contradictoire des échanges tout au long de la procédure. « Ce prévenu a épuisé la partie civile, le ministère public et tous les acteurs de ce dossier », a-t-il déclaré devant la juridiction.
Après les réquisitions et les observations des différentes parties, la CRIEF a renvoyé l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 1er juillet 2026.
Al Hassan DJIGUÉ
