Le journaliste Yamoussa Cheikh Camara a lui-même alerté sur son arrestation arbitraire survenue ce mardi 28 avril 2026. Selon les informations recueillies auprès de la victime, l’incident s’est produit à l’aube alors qu’il se trouvait devant chez lui, observant une opération de déguerpissement menée par la gendarmerie Eco 18. Malheureusement, il a été embarqué de force.
Il denonce une arrestation injustifiée par des agents de la Gendarmerie mobile numéro 18 de Cosa aux environs de 5heures.
« Je me suis réveillé par des bruits suite à une opération de perquisition que des agents de cette gendarmerie ont effectué dans mon quartier suite à un conflit domaniale qui oppose des citoyens de mon quartier. Donc je dormais tranquillement lorsque j’ai été réveillé aux environs de 5 heures du matin par des bruits et du coup je suis sorti voir ce qui se passe : j’ai vu des agents venu dans plusieurs pickup étaient en train d’effectuer cette opération de deguerpissement de la famille Soumah. Étant devant ma porte, en train d’observer la scène en tant que citoyen, un agent est venu vers moi en me demandant si je suis avec eux ? J’ai dis non, et il m’a demandé ce que je fais alors sur les lieux ? Je lui ai répondu que je suis arrêté devant ma maison. Par la suite il a donné l’instruction en tant que chef de mission de l’unité de m’embarquer mais entre temps, je lui ai dit que je suis journaliste, je lui ai même montré mon badge mais, il me dit qu’il s’en fous de qui je suis et ses agents m’ont embarqué de force dans une jupe et arriver à la gendarmerie, on m’a immédiatement jeté au violon malgré mes explications. Et quand j’ai pris mon téléphone pour alerter mes responsables hiérarchique, un agent m’a retiré le téléphone alors que j’étais en train d’informer que je venais d’être arrêté et envoyer à la gendarmerie. Après une heure de détention, on m’a transféré à l’escadron mobile numéro 4 de Matoto et sans aucune explication, le chef d’unité a encore ordonné qu’on me jette au violon où je suis resté de 7h à 9h. Après tout, c’est à ce niveau que j’ai réussi à expliquer mon cas au chef de poste qui faisait son contrôle qui a signalé mon cas au commandant de l’escadron qui a donné l’ordre de faire mon audition », a expliqué le journaliste Yamoussa Cheikh Camara.
Finalement, il a été libéré suite à la médiation de plusieurs personnes notamment son Directeur et president de l’URTELGUI.
Yazid Al DJIGUÉ
